
Un ordre ferme du pouvoir judiciaire
Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a demandé une plus grande fermeté des procureurs face au non-respect croissant du voile. Il a instruit que les procureurs collaborent avec les services de sécurité et la police pour identifier ce qu’il qualifie « d’anomalies sociales », ciblant notamment les comportements vestimentaires considérés comme influencés par l’étranger. Exemple précis : des directives internes demandent désormais des signalements plus rapides des rassemblements où le code vestimentaire religieux n’est pas respecté.
Un phénomène visible dans les rues
Dans plusieurs villes iraniennes, y compris Téhéran, on observe une présence accrue de jeunes femmes se promenant sans voile ou avec des tenues laissant transparaître le nombril ou un décolleté. Ce phénomène se manifeste par :
- Des groupes de jeunes femmes apparaissant dans des lieux publics sans hijab ;
- La participation mixte d’hommes et de femmes à certains événements sportifs ou culturels ;
- Des vidéos et images circulant sur les réseaux sociaux montrant des attitudes vestimentaires plus libres.
Ces exemples montrent que la pratique sociale diverge notablement des normes officielles.
Cadre légal et évolutions politiques
Depuis la révolution de 1979, le port du voile est obligatoire en Iran. Toutefois, des signes de relâchement se multiplient et certains responsables politiques réformateurs ont pris position différemment. Exemple notable : le président Massoud Pezeshkian a refusé, moins d’un an auparavant, de promulguer une nouvelle loi renforçant l’obligation du voile. Ce contraste illustre une tension entre injonctions juridiques et changements sociaux réels.
Actions récentes et exemples d’événements
Des événements concrets reflètent l’évolution des pratiques sociales : une course à pied organisée le 14 novembre à Téhéran rassemblait des participantes et participants mixtes, avec de nombreuses femmes sans voile. Autres exemples observés :
- Manifestations culturelles et artistiques où le hijab n’est pas strictement appliqué ;
- Augmentation des vidéos publiées en ligne montrant des femmes revendiquant le choix vestimentaire ;
- Interventions policières ponctuelles dans certains quartiers pour rappeler l’obligation du voile.
Ces événements servent de points d’appui tant pour les autorités conservatrices que pour les partisans d’une plus grande liberté individuelle.
Arguments des autorités et perspectives sociales
Le discours officiel met en avant la nécessité de préserver la « culture nationale » et dénonce les « influences étrangères » comme responsables de ces changements. Les autorités insistent sur le rôle moral et social du port du voile. À l’inverse, une partie de la population, surtout jeune et urbaine, fait valoir le droit au choix et la modernisation des mœurs. Points clés :
- Argument sécuritaire et moral des autorités ;
- Argument de liberté individuelle et d’émancipation pour les opposants au strict port du voile ;
- Impact potentiel des réseaux sociaux comme catalyseur des changements.
Scénarios possibles et enjeux à venir
Plusieurs issues sont envisageables à court et moyen terme. Exemples de scénarios :
- Renforcement répressif : davantage d’arrestations et d’amendes, avec une surveillance accrue ;
- Accommodation prudente : application sélective de la loi, laissant une marge de tolérance dans certaines zones urbaines ;
- Évolution juridique : débats politiques menant à des réformes qui modulent l’application du code vestimentaire.
Chaque scénario comporte des implications sur la stabilité sociale, les relations internationales et les dynamiques politiques internes, rendant la situation à la fois sensible et porteuse d’enjeux majeurs pour l’avenir du pays.
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La situation des droits des femmes en Iran devient de plus en plus préoccupante avec ce durcissement judiciaire. Il est essentiel de défendre la liberté de choix de chacun.