Une Négociation Cruciale à Belem
Les discussions de la COP30 se sont tenues à Belem, au Brésil, rassemblant près de 200 États. À l’issue de plusieurs jours de négociations, un accord a été finalisé le 22 novembre. Il a été observé que, contrairement à la COP28 à Dubaï, ce texte ne mentionne pas explicitement la nécessité de sortir des énergies fossiles. Malgré cela, il prévoit un triplement des fonds pour l’adaptation au changement climatique d’ici 2035, marquant un pas vers un engagement financier significatif.
Un Dialogue Sur le Commerce Mondial
Un aspect innovant de cet accord est l’instauration d’un « dialogue » sur le commerce mondial, une première dans le cadre des négociations climatiques. La Chine, en collaboration avec d’autres pays émergents, a fortement plaidé pour ce changement, en réaction aux taxes carbone imposées par certains pays sur les importations. Cela souligne un tournant dans la dynamique des négociations où le commerce et le climat sont désormais liés.
Réactions Positives et Négatives
Le président brésilien Lula s’est réjoui de l’accord en déclarant que « la science a prévalu, le multilatéralisme a gagné ». Toutefois, la satisfaction n’était pas unanime. De nombreux pays, dont la Colombie, ont exprimé leur déception face à l’absence d’une déclaration claire sur les énergies fossiles comme cause principale de la crise climatique. Ils soulignent un manque d’ambition dans les engagements, insistant sur la nécessité d’une action plus rapide et plus robuste.
Les Défis du Consensus Mondial
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a souligné la difficulté d’atteindre un consensus dans le contexte actuel de tensions géopolitiques. Selon lui, ces fractures rendent les discussions sur le climat encore plus difficiles. Il a ajouté qu’il continuerait à plaider pour une ambition plus élevée et une solidarité accrue pour lutter contre le changement climatique. Cela soulève une question cruciale : comment atteindre des accords significatifs dans un monde fracturé ?
Les Voix des Petits États Insulaires
Une alliance de 39 petits États insulaires, particulièrement vulnérables au changement climatique, a qualifié l’accord d’« imparfait, mais nécessaire pour le progrès ». Cette déclaration met en lumière l’importance de tout progrès, même marginal, dans la lutte contre le changement climatique. Ces nations soulignent l’urgence de faire avancer les discussions et de créer des solutions qui tiennent compte de leurs besoins spécifiques.
Perspectives d’Avenir et Actions Nécessaires
La présidence brésilienne a annoncé son intention de lancer, dans un avenir proche, une « feuille de route » pour une sortie progressive des énergies fossiles, ainsi qu’une Initiative contre la déforestation. Néanmoins, de nombreux pays en développement restent concentrés sur le besoin urgent de financements pour les aider à s’adapter aux effets du changement climatique. Les nations riches doivent intensifier leur soutien financier pour permettre à ces pays de naviguer vers des pratiques de développement plus durables.
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L’accord atteint au COP30 semble insuffisant face à l’urgence climatique, surtout avec l’absence d’engagement clair sur les énergies fossiles.