Introduction à la législation sur les deepfakes
Le Royaume-Uni s’apprête à adopter une législation visant à criminaliser la création d’images intimes deepfake non consensuelles. Cette nouvelle loi répond à l’augmentation des images générées par des technologies avancées, y compris celles alimentées par des intelligences artificielles comme Grok. En effet, ces deepfakes ont suscité de vives préoccupations, tant sur le plan éthique que juridique.
Une loi en réponse aux abus technologiques
La Data Act, votée l’année précédente, marque un tournant majeur dans la lutte contre les abus, en établissant que la création ou la demande de création d’images intimes non consensuelles constitue un délit. Selon Liz Kendall, la Secrétaire d’État britannique pour la science, l’innovation et la technologie, cette offensive sera priorisée dans le cadre de l’Online Safety Act. Les plateformes devront donc adopter des mesures proactives pour empêcher l’apparition de ce type de contenu.
Rôle de l’Ofcom dans la régulation
L’Ofcom, le régulateur des industries de communication au Royaume-Uni, a récemment annoncé une enquête formelle sur X (anciennement Twitter) concernant les deepfakes générés par Grok. Si Ofcom conclut à une infraction, la plateforme pourrait être tenue d’appliquer des mesures correctives et encourue à des amendes pouvant atteindre 18 millions de livres ou 10 % de son chiffre d’affaires mondial, selon le montant le plus élevé.
Attentes envers des actions rapides
La ministre Kendall a exprimé l’urgence d’une réponse rapide, stipulant que le public, et en particulier les victimes, attendent des mesures décisives. Elle a insisté sur le fait que le travail d’enquête ne devrait pas s’étendre sur plusieurs mois, soulignant ainsi l’importance de protéger les victimes des abus liés à ces technologies.
Mesures prises par X contre le contenu illégal
Face à ces enjeux, X a déclaré avoir mis en place des politiques strictes contre les contenus illégaux, y compris le matériel d’abus sexuel sur des enfants (CSAM). Cela inclut la suppression rapide de tels contenus et la suspension permanente des comptes impliqués. X a également averti que toute personne utilisant Grok pour créer du contenu illégal subirait les mêmes conséquences que celles qui téléchargent directement du contenu prohibé.
Limitations et risques persistants
Malgré l’introduction de restrictions sur l’utilisation de Grok, notamment en réservant certaines fonctionnalités aux abonnés payants, il est apparu que des moyens gratuits pour générer et manipuler des images, y compris des images sexualisées, restent disponibles. Cela met en évidence la nécessité pour les régulateurs et les plateformes de rester vigilants et d’adapter continuellement leurs stratégies face à l’évolution rapide des technologies et des comportements des utilisateurs.
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