Un déclin alarmant de la longévité des dauphins
La longévité des dauphins femelles dans le golfe de Gascogne a connu une diminution significative, chutant de sept ans entre 1997 et 2019. Cette dégradation est majoritairement attribuée aux activités humaines en mer, qui menacent la survie de cette espèce protégée. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme face à cette situation qui impacte l’écosystème marin dans son ensemble.
Une mortalité inquiétante
Chaque hiver, ce sont des centaines de dauphins, parfois plus d’un millier, qui s’échouent sur les côtes françaises. Cette réalité est mise en lumière par l’université de La Rochelle et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui ont publié une étude révélant l’ampleur du phénomène. Par exemple, les chercheurs ont observé que cette mortalité a explosé depuis 2016, particulièrement à cause des captures accidentelles lors des activités de pêche.
Les causes du déclin
Le phénomène des échouages de dauphins est étudié depuis les années 1990. L’étude de l’observatoire Pelagis souligne que ces échouages ont été nombreux, surtout dans la zone s’étendant du Finistère au Pays basque. Les captures accidentelles causées par la pêche représentent une menace significative. Les données indiquent que la longévité moyenne des dauphins femelles est passée en seulement deux décennies de vingt-quatre ans à dix-sept ans.
Des mesures pour préserver les dauphins
Confronté à cette situation, le gouvernement français a agi en interdisant la pêche durant quatre semaines en hiver pendant les années 2024, 2025 et 2026 pour protéger cette espèce. Cette initiative a permis de réduire les captures accidentelles de 60% durant l’hiver 2024-2025, avec 1 900 dauphins communs morts contre une moyenne de 4 700 entre 2017 et 2023.
Baliser l’avenir
Le CIEM, organisme scientifique reconnu, estime qu’un maximum de 4 900 morts par an est soutenable pour l’espèce dans l’« unité de gestion de l’Atlantique du Nord-Est », qui couvre une zone bien plus vaste que le golfe de Gascogne. Le ministère de la mer, tout en n’ayant pas précisé si la pêche serait à nouveau fermée l’an prochain, insiste sur le fait que ces mesures ne constituent pas une solution sur le long terme.
Conversions économiques et environnementales
La mesure actuelle de fermeture de la pêche est jugée efficace à court terme mais soulève des questions économiques et sociales. Elle est également considérée comme coûteuse, incitant à des discussions sur des options alternatives. Le projet Delmoges, piloté par l’Ifremer et d’autres institutions, cherche à réduire les captures accidentelles tout en tenant compte des besoins économiques des pêcheurs.
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