Un constat clair : une économie dépendante des importations
Le pays fait face à une dépendance importante aux importations pour de nombreux produits de base, notamment les céréales transformées, les huiles comestibles et certains intrants agricoles; cette réalité pèse sur la balance commerciale, sur la volatilité des prix alimentaires et sur la résilience des ménages. Exemples précis : le riz et le blé sont souvent importés pour répondre à la demande urbaine, tandis que certains fertilisants et pièces d’équipement pour l’irrigation proviennent majoritairement de l’étranger. Points clés :
- Produits importés fréquemment impactant la sécurité alimentaire : riz, blé, huiles, engrais.
- Conséquences : pression sur la monnaie, exposition aux chocs internationaux, inflation alimentaire.
Origines structurelles de la dépendance
La dépendance aux importations découle d’un enchevêtrement de facteurs structurels : productivité agricole insuffisante dans certains segments, transformation locale limitée, déficit d’infrastructures de stockage et logistique, et vulnérabilité aux aléas climatiques. Exemples concrets : des récoltes post-récolte mal conservées augmentent les besoins d’importation pour combler les pertes; l’absence d’unités de transformation locales pousse à acheter produits finis à l’étranger. Points clés :
- Productivité : rendements faibles pour certaines cultures vivrières.
- Transformation : manque d’unités industrielles pour valoriser la production locale.
- Infrastructures : stockage et transport insuffisants aggravant les pertes.
Les mesures lancées depuis janvier 2025 par John Dramani Mahama
Depuis son retour à la présidence en janvier 2025, John Dramani Mahama a engagé plusieurs programmes de soutien à l’élevage et à l’agriculture, visant à renforcer la production nationale et réduire la dépendance aux importations. Ces actions se traduisent par un ensemble de dispositifs : subventions ciblées, facilitation de l’accès au crédit pour les agriculteurs, distribution d’intrants et renforcement des services de vulgarisation agricole. Points clés :
- Soutien aux intrants : distribution ou subvention d’engrais et semences de qualité.
- Accès au financement : lignes de crédit adaptées aux petits producteurs et aux éleveurs.
- Extension : renforcement des services de conseil agricole et de formation technique.
Initiatives concrètes en élevage et agriculture
Les interventions pratiques ciblent à la fois l’élevage (amélioration des races, campagnes de vaccination, accès aux fourrages) et la production végétale (irrigation, techniques de conservation, diversification des cultures). Exemples précis : programmes de vaccination pour le bétail pour réduire les pertes, projets pilotes d’irrigation solaire pour cultures maraîchères, centres de collecte et de transformation pour tubercules et fruits. Points clés :
- Élevage : amélioration génétique, santé animale et chaîne de froid pour produits laitiers.
- Agriculture : irrigation de petite échelle, appui à la production maraîchère locale.
- Valorisation : centres de transformation pour réduire les exportations de matière première non transformée.
Impacts attendus et principaux défis
Les programmes visent à améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois ruraux et diminuer progressivement les importations de denrées de base; toutefois plusieurs défis persistent, comme le financement durable, la coordination institutionnelle et l’adaptation au climat. Exemples d’impacts envisageables : diminution de la facture d’importation sur certaines denrées, hausse des revenus paysans grâce à la transformation locale. Points clés :
- Bénéfices attendus : réduction des importations, hausse des revenus ruraux, résilience accrue.
- Obstacles : contraintes budgétaires, gouvernance, accès au marché et risques climatiques.
Voies prioritaires pour renforcer l’autonomie alimentaire
Pour transformer les efforts en résultats durables, il convient d’insister sur la transformation locale, les partenariats public‑privé, la recherche agronomique et les infrastructures de marché. Exemples d’actions à prioriser : soutien à des usines de transformation de céréales et d’huiles, projets de stockage modernes, promotion de filières d’exportation à valeur ajoutée. Points clés :
- Transformation et agro‑industrialisation pour capter la valeur ajoutée localement.
- Partenariats public‑privé pour mobiliser investissements et expertise.
- Innovation : recherche, semences améliorées et pratiques climato‑intelligentes.
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