Un rendez‑vous critique à Lyon
Réunis à Lyon, en marge du One Health Summit, les acteurs internationaux ont évalué l’avancement des engagements pris en mars 2025 à Paris pour lutter contre ce fléau sanitaire mondial. Le bilan présenté a été sans détour : progrès localisés mais marges d’action réduites. Exemples précis : des programmes pilotes de surveillance aviaire lancés en 2024 restent opérationnels, tandis que des projets régionaux de renforcement des laboratoires voient leurs ambitions réduites.
- Point clé : évaluation des engagements de mars 2025.
- Exemple : maintien de réseaux pilotes de surveillance aviaire.
- Constat : progrès fragmentés selon les régions.
Les effets tangibles de la baisse des budgets
La baisse des budgets d’aide au développement se traduit par des retards et des reculs opérationnels : livraison de vaccins retardée, formation du personnel interrompue, et maintenance d’équipements de diagnostic repoussée. Par exemple, plusieurs programmes de soutien aux laboratoires nationaux ont dû limiter leurs heures d’analyse.
- Conséquence directe : file d’attente accrue pour les analyses biologiques.
- Illustration : réduction des campagnes de vaccination vétérinaire dans certaines zones rurales.
- Impact : perte de capacité de réponse rapide aux foyers émergents.
Tensions géopolitiques : un frein aux solidarités sanitaires
Les tensions géopolitiques compliquent la circulation des expertises, des ressources et des données, limitant la coopération indispensable face aux menaces transfrontalières. Exemple : restrictions d’exportation de matériel diagnostique et difficultés d’approvisionnement international observées récemment.
- Effet : fragmentation des chaînes d’approvisionnement.
- Exemple : restrictions temporaires sur l’exportation d’intrants médicaux.
- Risque : relocalisation des priorités nationales au détriment de la coopération régionale.
Mesures proposées à Lyon pour redynamiser les engagements
Pour compenser les pertes de marge, les participants ont mis sur la table des solutions concrètes : mécanismes de financement mutualisé, partenariats public‑privé ciblés, et recentrage des actions sur les services essentiels. Exemples précis : création d’un pool régional de maintenance des équipements et accords pour la formation accélérée des techniciens de laboratoire.
- Action prioritaire : fonds mutualisés pour maintenir les chaînes critiques.
- Exemple opérationnel : programme régional de maintenance d’équipements diagnostiques.
- Objectif : assurer la continuité des services de surveillance.
Renforcer l’approche One Health sur le terrain
Le rassemblement a réaffirmé que la réponse exige une approche One Health intégrée reliant santé humaine, animale et environnementale. Des exemples concrets incluent la mise en commun des données vétérinaires et humaines pour détecter précocement les signaux d’émergence, et des exercices conjoints transfrontaliers.
- Mise en œuvre : laboratoires mixtes et bases de données partagées.
- Exemple : campagnes de surveillance conjointe pour zoonoses dans les marchés d’animaux vivants.
- Avantage : détection plus rapide et réponses coordonnées.
Feuille de route pratique pour les prochains mois
Les discussions ont abouti à un ensemble d’actions urgentes pour préserver les acquis et relancer les engagements : sécuriser des financements alternatifs, renforcer la transparence et la reddition de comptes, et prioriser les capacités locales. Exemples précis : déploiement rapide de réseaux de biosécurité communautaires, extension des programmes de stewardship antimicrobien et renforcement des circuits logistiques pour les intrants essentiels.
- Priorité immédiate : mobiliser des ressources nouvelles et flexibles.
- Exemple : programmes de formation locale pour techniciens et agents communautaires.
- Indicateur de succès : maintien effectif des services de surveillance et de réponse malgré les contraintes budgétaires.
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