À Base de Plantes dénonce la campagne d’éradication des lapins

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La polémique de Baillargues : une affiche qui choque

L’affichage à Baillargues accusant les lapins de garenne de « tuer notre monde agricole » a déclenché une réaction vive de l’association de défense des animaux « À base de plantes », basée à Mudaison (Hérault). D’un côté, des agriculteurs inquiets pour leurs récoltes et leur outil de travail; de l’autre, des militants qui soulignent que la prolifération des lapins est en grande partie la conséquence de choix humains. En exemple concret, des panneaux municipaux affichant ce slogan ont été perçus comme stigmatisants par des riverains et des associations locales, provoquant débats et demandes d’explications auprès des élus.

Quels dégâts attribués aux lapins ?

Les lapins de garenne peuvent causer des dommages réels aux cultures et aux plantations, notamment par le broutage et le creusement de terriers. Les exemples fréquents sont : jeunes plants de vigne rongés, semis de céréales détériorés, pelouses et espaces verts fragilisés. Points clés à retenir :

  • Broutage : consommation des jeunes pousses qui fragilise les plantations.
  • Galeries : effondrements locaux et problèmes de drainage liés aux terriers.
  • Impact économique : pertes ponctuelles sur parcelles sensibles, coûts de protection ou de réparation.

Pourquoi l’association considère que l’homme est responsable

Pour « À base de plantes » et d’autres acteurs environnementaux, la multiplication des conflits entre lapins et agriculture tient moins à une « nature hostile » qu’à des changements induits par l’homme : fragmentation des habitats, disparition des haies, usage intensif de pesticides et disparition des prédateurs. Par exemple, la suppression d’une haie champêtre pour gagner du terrain cultivable supprime des corridors écologiques et des abris pour rapaces et renards, ce qui favorise l’explosion locale des populations de petits mammifères.

Facteurs écologiques et historiques à considérer

La dynamique des populations de lapins dépend aussi de facteurs naturels et historiques qu’il faut intégrer au diagnostic : cycles épidémiques (comme la myxomatose ou le RHD), variations climatiques et capacité de reproduction élevée de l’espèce Oryctolagus cuniculus. Parmi les facteurs à l’origine de variations :

  • Épidémies qui réduisent parfois fortement les effectifs avant une reprise.
  • Conditions de reproduction favorables (hivers doux, printemps humides) entraînant des poussées démographiques.
  • Déséquilibres trophiques liés à la raréfaction des prédateurs à cause de la chasse ou de la perte d’habitat.

Solutions concrètes pour concilier agriculture et protection animale

Il existe des mesures pratiques et non antagonistes pour réduire les dégâts tout en respectant la faune : clôtures adaptées autour des parcelles sensibles, filets sur jeunes plants, bandes de protection autour des tranchées, gestion intégrée des paysages. Exemples précis :

  • Clôtures enterrées en treillis galvanisé autour de pépinières ou de jeunes vignes.
  • Restauration de haies et bandes enherbées pour offrir refuges aux prédateurs naturels.
  • Mise en place de dispositifs de suivi et d’alerte (comptages, piézomètres locaux) pour adapter les réponses selon l’abondance.

Transformer la polémique en dialogue et actions partagées

Pour dépasser l’affichage provocateur et trouver des solutions durables, il faut créer des espaces de dialogue entre agriculteurs, associations comme « À base de plantes », scientifiques et collectivités locales. Des démarches possibles incluent la mise en place de projets pilotes sur des parcelles témoins, des aides pour financer des protections matérielles, et des campagnes d’information sur les causes réelles des proliférations. Un exemple opérationnel serait un comité local réunissant acteurs agricoles et naturalistes pour élaborer un plan de gestion fondé sur le suivi des populations, des mesures de protection ciblées et des actions de restauration des habitats.L’association de défense des animaux « À base de plantes » basée à Mudaison (Hérault) s’insurge après la campagne d’affichage déployée à Baillargues, qui accuse les lapins de garenne de « tuer notre monde agricole ». Pour ces militants, les lapins prolifèrent certes, mais l’homme est responsable.


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