Tyra Banks poursuit Netflix pour diffamation après docuserie ANTM

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Tyra Banks attaque Netflix sur la diffusion de Reality Check

Tyra Banks a engagé une action en diffamation contre Netflix après la sortie, en février, de la docuserie Reality Check, consacrée à l’héritage de America’s Next Top Model. Selon sa plainte déposée devant la justice fédérale en Californie, le montage aurait servi à construire un récit faux et déformant, en transformant des propos nuancés en accusations gravement préjudiciables pour son image publique.

Un entretien long, mais un extrait réduit à quelques minutes

D’après ses avocats, Tyra Banks a participé à un entretien de trois heures et demie sur l’histoire de l’émission, ses choix passés et ce qu’elle ferait différemment aujourd’hui. Pourtant, seuls 16 minutes de cette conversation auraient été retenues dans la série en trois parties. La plainte affirme que ces passages ont été isolés de leur contexte, puis réassemblés pour soutenir une narration qui ne reflète pas ce qu’elle a réellement dit.

  • Durée de l’entretien : environ 3 h 30
  • Temps utilisé dans la série : 16 minutes
  • Grief principal : un montage jugé sélectif et trompeur

L’affaire Shandi Sullivan au cœur du litige

Le point le plus sensible concerne l’épisode lié à Shandi Sullivan, candidate de la deuxième saison, qui évoque dans la docuserie un agression sexuelle présumée. Tyra Banks soutient qu’elle n’a pas été informée que cet événement serait présenté sous cet angle et que la production aurait suggéré, à tort, qu’il s’agissait d’une simple infidélité. La plainte affirme que la séquence la montre hésitante, comme si elle esquivait le sujet, alors que les images complètes prouveraient qu’elle a répondu autrement.

  • Version contestée : une réaction présentée comme une fuite ou un oubli
  • Version défendue : Tyra Banks aurait dit clairement « I do remember her story »
  • Accusation : suppression d’un hochement de tête et coupe de sa réponse finale

Une image jugée “fabriquée” par le montage

Les avocats de l’animatrice affirment que la docuserie a utilisé une manipulation sélective d’images continues pour donner l’impression qu’elle savait qu’on lui parlait d’une agression sexuelle et qu’elle cherchait à éviter le sujet. La plainte insiste sur le fait que ce récit est, selon eux, une fabrication complète, diffusée à une audience mondiale. Tyra Banks se dit également solidaire de la parole de Shandi Sullivan et estime que les producteurs ont choisi de ne pas lui transmettre ce que cette dernière avait confié.

Cette stratégie de montage soulève une question essentielle dans le traitement des documentaires de plateforme : où s’arrête l’interprétation éditoriale et où commence la déformation des faits ? Dans ce dossier, la réponse est désormais entre les mains du tribunal.

Miss J Alexander, un autre passage contesté

La plainte revient aussi sur les déclarations concernant Miss J Alexander, ancien juge de l’émission, qui évoque dans la série son AVC et le fait qu’il n’aurait pas reçu de visite de Tyra Banks à l’hôpital. Elle soutient que cette séquence occulte une réalité plus large : à cette période, elle vivait en Australie depuis deux ans et demi et aurait malgré tout tenté de le joindre par messages et appels. Les avocats affirment qu’elle aurait pu montrer des échanges avec lui et sa famille prouvant ses démarches.

  • Explication avancée : résidence en Australie au moment des faits
  • Éléments ignorés selon la plainte : messages, appels, photos, notes vocales
  • Objectif de Banks : démontrer ses efforts pour garder le contact

Des dommages revendiqués sur sa réputation et ses affaires

Au-delà de l’atteinte morale, la plainte soutient que la série a causé un préjudice économique important. Tyra Banks affirme que la perception publique de sa marque personnelle a été fragilisée et que les notes en ligne de son activité de glace SMIZE & DREAM auraient chuté depuis la diffusion de la docuserie. Elle réclame un procès devant jury afin d’obtenir des dommages et intérêts pour la perte d’opportunités commerciales, la baisse de revenus et les conséquences financières à venir.

  • Atteinte alléguée : réputation personnelle et professionnelle
  • Impact évoqué : baisse de visibilité commerciale et dégradation des avis
  • Demande judiciaire : indemnisation évaluée lors du procès

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