1. Une première bêta publique qui change la donne
La première bêta publique d’iOS 27 est désormais disponible au téléchargement, ce qui permet aux utilisateurs d’un iPhone compatible de tester le nouveau Siri AI avant sa sortie officielle prévue cet automne. Cette version publique correspond à la troisième bêta développeur, un stade déjà suffisamment avancé pour offrir un aperçu solide de ce qui attend les utilisateurs à la rentrée. Apple semble cette fois avoir franchi un cap important, après plusieurs mois d’attente et d’interrogations autour de son assistant vocal nouvelle génération.
- Disponibilité : première bêta publique accessible aux iPhone compatibles.
- Positionnement : équivalente à la troisième bêta développeur.
- Objectif : préparer le lancement final prévu à l’automne.
2. Siri AI, un assistant nourri par le contexte personnel
Le grand changement apporté par Siri AI tient à sa capacité à exploiter le contexte personnel. Après l’indexation de l’iPhone, qui peut prendre plusieurs jours selon la quantité de données stockées, l’assistant peut fouiller dans les apps Apple pour retrouver des informations utiles. Il peut, par exemple, identifier un prochain vol dans Mail, retrouver des notes liées à un proche ou extraire une information issue d’une conversation Messages. Cette approche rapproche Siri d’un véritable assistant de recherche intégrée, capable de répondre à des besoins concrets sans ouvrir manuellement chaque application.
- Mail : retrouver un billet d’avion ou un horaire de départ.
- Messages : repérer des projets évoqués dans une discussion.
- Notes : exploiter des informations enregistrées au fil du temps.
3. De l’annonce à la refonte : un long chemin semé d’attentes
Apple avait présenté cette refonte dès WWDC 2024, en promettant une version profondément améliorée de Siri, capable de comprendre ce qui se passe sur l’écran et d’aller chercher des informations dans les applications. À l’époque, ces fonctions devaient s’intégrer à Apple Intelligence, la suite d’outils d’IA de la marque. Pourtant, au moment du lancement des premières fonctions d’Apple Intelligence à l’automne, le nouveau Siri n’était pas prêt. En 2025, Apple a reconnu publiquement que le projet n’avait pas atteint le niveau de qualité attendu. Craig Federighi a expliqué que l’équipe avait préféré retravailler l’architecture du système plutôt que de livrer une version incomplète, ce qui a conduit à un partenariat avec Google et ses modèles Gemini pour renforcer le “cerveau” de Siri.
- WWDC 2024 : présentation de la nouvelle vision de Siri.
- Automne suivant : lancement partiel d’Apple Intelligence, sans le nouvel assistant.
- WWDC 2025 : Apple admet un retard lié à la qualité du produit.
4. Une expérience proche des chatbots modernes
Au quotidien, Siri AI fonctionne de manière très proche d’un chatbot moderne comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity. L’interface permet d’enchaîner naturellement les questions par voix ou via saisie texte, avec des réponses qui apparaissent dans la Dynamic Island. Un bouton + autorise aussi l’ajout d’une photo, d’une image depuis Photos ou d’un fichier. Dans les usages courants, l’assistant peut simplifier des tâches très précises : retrouver les détails d’un vol vers Londres, résumer des informations sur un joueur de basket, ou encore identifier un acteur à partir d’une image prise avec l’appareil photo. Cette fluidité explique pourquoi l’outil peut rapidement devenir un réflexe plutôt qu’un simple gadget.
- Navigation simple : voix, texte, image ou fichier.
- Cas d’usage : voyages, recettes, sport, reconnaissance visuelle.
- Avantage : éviter de multiplier les recherches manuelles.
5. Des succès impressionnants, mais aussi des limites visibles
Malgré ses avancées, Siri AI reste un système encore en développement. Certaines demandes très simples ne donnent pas toujours le résultat attendu : une commande comme “faire pivoter une photo” peut n’ouvrir que l’outil de recadrage, sans exécuter l’action demandée. De même, l’assistant sait parfois guider l’utilisateur plutôt qu’agir directement, par exemple en indiquant le chemin à suivre dans Réglages au lieu d’afficher immédiatement l’espace de stockage disponible. Des bugs persistent aussi, avec des réponses incomplètes ou des affichages défectueux, comme des zones noires à la place de photos. Ces imperfections sont cohérentes avec un logiciel encore jeune, même si elles rappellent que l’assistant n’est pas infaillible.
- Actions incomplètes : certaines commandes ne sont pas exécutées totalement.
- Guidage plutôt qu’exécution : Siri peut rediriger vers un menu au lieu d’agir.
- Bugs observés : affichages manquants, erreurs de compréhension, plantages occasionnels.
6. Sécurité, confidentialité et disponibilité actuelle
Apple met en avant une architecture pensée pour préserver la confidentialité. Les requêtes liées au contexte personnel sont traitées sur l’appareil, tandis que certaines recherches nécessitant des connaissances générales peuvent passer par Private Cloud Compute, l’infrastructure d’Apple censée ne pas partager les données personnelles avec d’autres entreprises. Siri AI est pour l’instant limité à l’anglais et aux États-Unis. Son arrivée en Europe n’a pas été annoncée, en raison des contraintes du Digital Markets Act, et son lancement en Chine reste incertain. Malgré ces limites géographiques, l’évolution est notable : Apple propose enfin un assistant qui se rapproche de la promesse faite dès l’iPhone 4S, en 2011, celle d’un outil plus naturel, plus utile et bien plus intégré à la vie numérique de l’utilisateur.
- Confidentialité : traitement local pour le contexte personnel.
- Cloud privé : usage contrôlé pour certaines requêtes web.
- Disponibilité : anglais uniquement, lancement aux États-Unis.
- Zones incertaines : Europe et Chine non confirmées à ce stade.
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