«On met notre vie en danger et on nous abandonne»

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Un drame qui a bouleversé une vie

En 2016, l’incendie de Gabian a marqué durablement les esprits. Ce sinistre, particulièrement violent, a coûté la vie à une personne et a laissé des séquelles profondes chez plusieurs intervenants. Parmi eux, David Fontaine, gravement brûlé lors de cette intervention, a vu son quotidien basculer en quelques instants. L’événement n’a pas seulement provoqué des blessures physiques : il a aussi ouvert une longue période de reconstruction, faite de soins, de démarches administratives et de combat personnel.

Le combat pour reprendre un métier de passion

Malgré la violence du traumatisme, David Fontaine ne renonce pas à son métier. Son souhait de retourner au service traduit l’attachement fort qu’il porte à cette profession, souvent choisie par vocation. Reprendre une activité après un accident aussi grave suppose cependant des adaptations importantes, tant sur le plan médical que professionnel. Dans ce type de situation, la reprise dépend généralement de plusieurs facteurs :

  • l’évaluation médicale des séquelles physiques ;
  • l’aptitude à supporter de nouveau des conditions d’intervention à risque ;
  • la possibilité d’obtenir un poste compatible avec l’état de santé ;
  • l’accompagnement administratif et humain proposé par l’institution.

Des mutations refusées, un sentiment d’abandon

Selon le témoignage rapporté, les mutations demandées par David Fontaine ont été refusées. Cette décision alimente son sentiment d’incompréhension et d’isolement. Lorsqu’un professionnel blessé cherche à se réorienter vers un poste moins exposé ou mieux adapté à ses capacités, l’enjeu dépasse la simple mobilité interne : il s’agit aussi de préserver sa santé tout en restant utile à l’organisation. Son constat est sévère : “Rien n’est fait pour nous accompagner”. Cette phrase résume une frustration profonde face à l’absence perçue de soutien durable après l’accident.

Les risques du terrain et la réalité des secours

Le témoignage de David Fontaine rappelle une réalité souvent méconnue : les métiers du secours exposent à des dangers extrêmes. Les incendies, en particulier, combinent chaleur intense, fumées toxiques, effondrements possibles et évolution rapide de la situation. Les professionnels doivent agir vite, souvent dans l’incertitude, avec un niveau de risque élevé. Dans ce contexte, la protection des intervenants ne repose pas uniquement sur l’équipement ; elle dépend aussi de la préparation, de la coordination et du suivi après mission. Les conséquences d’un accident peuvent être lourdes :

  • brûlures et lésions durables ;
  • traumatismes psychologiques liés à l’événement ;
  • arrêts de travail prolongés ;
  • difficultés de reclassement ou de mutation.

La question de l’accompagnement des blessés

Au-delà du cas individuel, cette affaire interroge la manière dont les institutions accompagnent les agents touchés en service. Un accident grave ne devrait pas seulement déclencher une prise en charge immédiate ; il devrait aussi ouvrir un suivi dans la durée, avec des solutions concrètes pour la reprise, l’orientation ou la reconversion. Les professionnels blessés attendent généralement :

  • un suivi médical régulier et coordonné ;
  • une écoute administrative réelle ;
  • des aménagements de poste adaptés ;
  • des perspectives de carrière compatibles avec les séquelles.

Lorsque ces réponses tardent ou n’arrivent pas, le sentiment d’injustice s’installe, notamment chez ceux qui ont risqué leur vie au service des autres.

Un témoignage qui pourrait devenir un livre

L’annonce d’un livre en préparation laisse entendre que David Fontaine souhaite aller plus loin que le simple témoignage. Écrire sur cette épreuve peut permettre de raconter l’accident, les blessures, les obstacles rencontrés et le long chemin vers une éventuelle reprise. Un tel ouvrage pourrait aussi mettre en lumière les réalités humaines derrière les statistiques des accidents en service. À travers ce projet, il y a sans doute la volonté de transmettre un message fort : la résilience existe, mais elle ne doit pas masquer la nécessité d’un véritable soutien aux blessés du service public.

David Fontaine, gravement brulé dans le dramatique incendie de Gabian ayant fait un mort en 2016 ne désespère pas de reprendre ce métier de passion. Ses mutations ont été refusées. « Rien n’est fait pour nous accompagner. On met notre vie en danger et on nous abandonne ». Un livre est en préparation.


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