Alexa Nikolas remporte une décision clé contre Bryan Freedman

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Un nouveau revers judiciaire dans une affaire de diffamation très suivie

Bryan Freedman, avocat influent d’Hollywood, reste au centre d’une série de contentieux liés à des campagnes de dénigrement en ligne. Plusieurs mois après le règlement du litige autour du tournage de It Ends With Us, une décision rendue mercredi à Los Angeles a relancé l’attention sur les accusations visant son entourage. Cette fois, c’est Alexa Nikolas, ancienne star de Zoey 101 et fondatrice de l’organisation Eat Predators, qui a obtenu une avancée importante dans sa plainte pour diffamation.

Ce que la justice a estimé crédible

Le juge Michael Whitaker, de la Cour supérieure de Los Angeles, a rejeté la demande de Freedman visant à faire classer l’affaire. Selon sa décision, Nikolas a présenté assez d’éléments pour montrer qu’elle pourrait l’emporter sur le fond. Le tribunal a notamment considéré qu’elle avait établi une probabilité suffisante de prouver que des propos publiés à son sujet étaient faux et potentiellement diffamatoires.

  • La cour estime que les accusations en ligne n’étaient pas de simples opinions.
  • Les propos visés présentent, selon le juge, des affirmations factuelles vérifiables.
  • Le dossier décrit une possible coordination entre plusieurs sites visant différentes personnes.

Une querelle ancienne entre Nikolas et Freedman

Le conflit entre Alexa Nikolas et Bryan Freedman ne date pas d’hier. L’avocat avait déjà représenté Michael Milosh, l’ex-mari de Nikolas, lorsque celle-ci l’a accusé d’abus sexuels. Par la suite, Nikolas a organisé des protestations devant les bureaux de Freedman en 2022, après avoir découvert que celui-ci avait lui aussi été accusé d’agression sexuelle dans une affaire ayant abouti à un règlement sans reconnaissance de responsabilité en 1991. C’est dans ce climat déjà tendu qu’un site de dénigrement est apparu à son sujet, visant à fragiliser son activisme et sa réputation.

Selon la plainte, ce site contenait notamment des insinuations sur son mari actuel, présenté comme un prétendu prédateur. Nikolas affirme avoir longtemps ignoré qui se trouvait derrière cette opération, jusqu’à l’émergence de nouvelles informations dans d’autres procédures similaires à Hollywood.

L’affaire Lively-Baldoni a changé la donne

C’est le dossier Blake Lively contre Justin Baldoni et la société Wayfarer, lié à It Ends With Us, qui a permis à Nikolas de recouper certains éléments. La plainte de Lively portait sur des allégations de harcèlement sexuel sur le plateau, mais elle accusait aussi Baldoni et son équipe de relations publiques d’avoir alimenté une machine de dénigrement contre elle. Cette affaire a ensuite entraîné d’autres actions judiciaires, dont celle de la publiciste Stephanie Jones, qui soutient que Melissa Nathan et Jed Wallace ont participé à la création de sites hostiles visant des femmes.

Pour Nikolas, ces dossiers ont fourni un cadre plus large, avec des indices qui relieraient Freedman à certaines activités numériques. Les éléments évoqués dans sa plainte reposent sur des données qu’elle interprète comme des traces d’implication dans la production de plusieurs sites.

Des indices techniques et un schéma supposé commun

Le juge Whitaker a relevé des points qui vont dans le sens d’une stratégie coordonnée. Il a cité des dossiers où plusieurs plaignants décrivent un modus operandi similaire et des méthodes communes d’optimisation du trafic web. Cette convergence nourrit l’idée d’un réseau de sites conçus pour amplifier des accusations graves et les faire apparaître crédibles aux yeux du public.

  • Présence de plusieurs sites anonymes ciblant des femmes connues.
  • Recoupements entre contenus, structure et techniques de référencement.
  • Hypothèse d’une organisation centralisée ou d’une coopération entre acteurs.

Parmi les exemples cités figure Alexanikolas.net, un site accusant Nikolas d’avoir fait chanter d’anciens compagnons en les menaçant de fausses accusations d’agression sexuelle. Dans une autre analyse versée au dossier Jones, un expert en cybersécurité a suggéré que les auteurs de ce site auraient aussi pu participer à des pages hostiles visant Amanda Ghost, elle-même engagée dans une bataille en diffamation contre Rebel Wilson.

Les accusations décrites comme une « toile enchevêtrée »

Dans son ordonnance, le juge a parlé d’une “toile enchevêtrée de connexions” entre ces sites et d’autres encore. Il a estimé que cet ensemble pouvait révéler une conspiration visant à salir plusieurs personnes en conflit avec des clients de Freedman. Pour la cour, cette hypothèse ne démontre pas encore la responsabilité définitive de l’avocat, mais elle suffit à maintenir la procédure en vie et à justifier un examen plus poussé des faits.

Le dossier se distingue aussi par l’usage présumé de contenus extrêmement agressifs. Dans un enregistrement obtenu par The Hollywood Reporter, une discussion entre membres de l’équipe de crise liée à Rebel Wilson a montré des échanges sur la création de sites anonymes accusant Amanda Ghost de trafic sexuel. L’un des intervenants, Jed Wallace, y demande de viser quelque chose de “très, très lourd”, plutôt qu’une simple attaque d’humeur.

Les enjeux pour Hollywood et la réputation en ligne

Cette affaire dépasse le seul cas de Nikolas. Elle illustre la manière dont des conflits personnels ou professionnels dans l’industrie du divertissement peuvent se déplacer vers le terrain des campagnes numériques, où des accusations anonymes circulent vite et peuvent durablement nuire à une réputation. Elle montre aussi comment les tribunaux examinent désormais les liens entre avocats, publicistes, sociétés de crise et sites hostiles dans des litiges de diffamation.

Freedman et Nathan n’ont pas répondu aux demandes de commentaires mentionnées dans le dossier, même s’ils ont déjà nié toute implication dans la création de ces sites. À ce stade, la décision du juge Whitaker ne tranche pas définitivement la responsabilité de chacun, mais elle confirme que les accusations de Nikolas sont jugées suffisamment sérieuses pour poursuivre l’examen judiciaire de ce réseau présumé.


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