
Fabien Roussel entre en campagne pour 2027
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 lors du journal de 20h sur TF1. Déjà candidat en 2022, il revient dans l’arène avec l’ambition d’incarner une ligne politique de transformation profonde. Son annonce intervient après un vote interne favorable des militants communistes, signe qu’il dispose d’un socle organisé pour porter son projet dans une compétition déjà très ouverte à gauche.
- Candidature annoncée le 6 septembre 2026 sur TF1
- Appui interne de 72,06 % des militants du PCF
- Volonté affichée : défendre un « projet de rupture »
Un pari politique assumé : la rupture
Le dirigeant communiste a insisté sur sa connaissance du pays et sur les attentes sociales qui, selon lui, traversent la société française. Il affirme vouloir répondre aux difficultés concrètes des ménages, notamment le pouvoir d’achat et la revalorisation du travail. En parlant d’un « projet de rupture », il se place dans une logique de changement structurel, loin d’une simple adaptation du système existant. Cette posture vise à redonner de la lisibilité à une offre communiste qui veut rester identifiable dans un paysage politique fragmenté.
- Priorité au pouvoir d’achat
- Valorisation des travailleurs et de leurs salaires
- Volonté de changement profond plutôt que de compromis centristes
Un vote interne massif mais pas unanime
La candidature de Fabien Roussel a été validée par les adhérents du PCF à hauteur de 72,06 %, avec une participation annoncée de 24 000 votants. Ce résultat confirme son autorité au sein du parti, qu’il dirige depuis 2018, mais il révèle aussi l’existence d’une minorité réticente. À 57 ans, celui qui a perdu son siège de député du Nord en 2024 face au Rassemblement national entend toutefois capitaliser sur sa stature de chef de parti et sur son expérience pour convaincre au-delà du noyau militant.
- 72,06 % de votes favorables
- 24 000 militants participants
- 22 % d’opposition interne
Le souvenir de 2022 plane toujours
La nouvelle candidature de Fabien Roussel rappelle inévitablement celle de 2022, lorsque le candidat communiste n’avait obtenu que 2,28 % des suffrages, soit environ 802 000 voix. Ce score avait été perçu comme faible au regard de l’histoire du PCF et avait alimenté de fortes tensions avec La France insoumise. À gauche, plusieurs responsables avaient reproché au communiste d’avoir fragmenté un espace déjà sous pression. Cette mémoire électorale pèse encore lourd, car elle éclaire les difficultés récurrentes de l’union des forces progressistes autour d’une candidature unique.
- Score de 2022 : 2,28 %
- Voix recueillies : environ 802 000
- Tensions persistantes avec les Insoumis
Une gauche divisée face à une présidentielle ouverte
L’entrée en lice de Fabien Roussel s’ajoute à une liste déjà dense de candidats situés à gauche ou dans son orbite. On y retrouve notamment Jean-Luc Mélenchon pour LFI, Marine Tondelier chez Les Écologistes, ainsi que des figures liées au pôle socialiste et démocratique comme Raphaël Glucksmann et Olivier Faure. Dans ce contexte, chaque candidature cherche à exister sans disparaître dans la concurrence interne. Pour le PCF, l’enjeu est double : préserver son identité et peser dans le débat national alors que la gauche peine à apparaître majoritaire dans le pays.
- Jean-Luc Mélenchon déjà dans la course
- Marine Tondelier également présente
- Raphaël Glucksmann et Olivier Faure dans le champ social-démocrate
Industrie, énergie et reconquête de l’électorat populaire
Fabien Roussel met en avant des priorités très concrètes pour se différencier : doubler la part de l’industrie dans le PIB et renforcer la production d’électricité nucléaire, renouvelable et hydraulique. Ces propositions traduisent une stratégie de reconquête de l’électorat ouvrier et populaire, sensible aux questions d’emploi, de souveraineté économique et de facture énergétique. Le candidat communiste affirme vouloir contribuer à rendre la gauche majoritaire en France, non par effet d’annonce, mais par une offre politique tournée vers la production, les salaires et la justice sociale.
- Renforcement de l’industrie comme levier économique
- Mix énergétique fondé sur le nucléaire et les renouvelables
- Objectif politique : refaire de la gauche une force majoritaire
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