
Un arbre, une histoire : l’olivier au cœur de la vie palestinienne
L’olivier n’est pas seulement un arbre à Gaza : c’est une source de revenus, un élément fondamental des traditions culinaires et un symbole d’enracinement et de résistance. Exemple : des familles qui vivent de la vente d’huile et d’olives, et des foyers qui utilisent les récoltes pour leur consommation quotidienne. Points clés :
- Identité culturelle : transmission de génération en génération.
- Économie locale : vente d’olives et d’huile pour subvenir aux besoins.
- Repère symbolique : signe d’appartenance à la terre.
Depuis le 7 octobre 2023 : des vergers décimés et des surfaces en recul
Les plantations d’oliviers ont vu leurs superficies se réduire considérablement depuis le 7 octobre 2023, entre attaques, déplacements et dégâts collatéraux. Exemple précis : les 12 hectares de Moustafa al Mosader, autrefois plantés d’arbres fruitiers et d’oliviers, dont il ne reste presque rien. Impacts directs :
- Perte de récoltes : diminution drastique de la production locale.
- Diminution des revenus pour les familles agricoles.
- Affaiblissement des systèmes alimentaires locaux.
Déplacements et infrastructures : pourquoi il est difficile de recultiver
Les champs ont souvent servi d’abris pour les déplacés, et l’accès aux ressources essentielles est devenu critique. Saëd, un agriculteur, souligne l’absence d’eau d’irrigation et le coût élevé de l’électricité (environ 8,50 € le kilowatt) qui empêchent la remise en culture. Contraintes majeures :
- Accès à l’eau : pompages et réseaux d’irrigation endommagés ou inaccessibles.
- Coût de l’énergie : pompes électriques trop chères pour la majorité des fermiers.
- Pression sociale : terres et cultures transformées en lieux d’accueil, au détriment des récoltes.
Le bois de chauffe : une pression supplémentaire sur les oliviers
Privés de gaz et de combustibles, de nombreux habitants cuisinent au feu de bois, ce qui exerce une forte pression sur les oliviers. Exemple : Jamil Bakir note que le prix d’un chariot de branches d’oliviers a grimpé à près de 70 €, et que « il n’y a plus rien à brûler ». Conséquences observables :
- Multiplication des coupes d’arbres, parfois illégales ou désespérées.
- Risque de déforestation locale accélérée.
- Érosion des revenus quand l’arbre est vendu pour le bois au lieu de produire des olives.
La « ligne jaune » : la collecte dangereuse et l’accès limité aux ressources
Du bois subsiste le long de la « ligne jaune », zone que les Palestiniens ne peuvent franchir sans risque. Aller chercher ces ressources expose aux tirs et à de graves dangers, réduisant encore les possibilités de collecte et de subsistance. Stratégies et risques :
- Exposition aux tirs pour récupérer du bois ou travailler les terres proches.
- Moindre mobilité des agriculteurs vers leurs parcelles.
- Augmentation de la dépendance à l’aide extérieure lorsque l’accès aux ressources devient impossible.
Des pistes concrètes pour préserver les oliviers et soutenir les agriculteurs
Des mesures pratiques et immédiates peuvent atténuer la crise et protéger les vergers : par exemple la mise en place de programmes de replantation, d’aides pour l’irrigation solaire, ou de distributions ciblées de combustibles alternatifs. Initiatives possibles :
- Programmes de reboisement et de pépinières communautaires pour remplacer les oliviers perdus.
- Soutien énergétique : pompes solaires pour l’irrigation et distribution de carburant pour réduire la coupe d’arbres.
- Aide économique : subventions, marchés locaux protégés et programmes « cash-for-work » pour rémunérer la restauration des terres.
- Protection et accès humanitaire : corridors sûrs pour les agriculteurs et surveillance internationale pour prévenir les destructions.
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