Agriculteurs désemparés : contraints d’abandonner des cultures au lapin

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Un fléau rural qui s’étend dans l’Hérault

Les lapins de garenne ont transformé des zones cultivées de l’Hérault en véritables champs de dégâts, avec plus de mille hectares ravagés depuis le début de l’année, notamment autour de Mauguio à l’est de Montpellier. Exemple précis : des parcelles de jeunes légumes et de colza ont été décimées en quelques nuits, obligeant des exploitants à replanter ou à abandonner des parcelles. Points clés :

  • Zones touchées : plaines autour de Mauguio, bordures de rivières et cultures irriguées.
  • Estimation : >1 000 hectares concernés.
  • Réaction : appel au renfort exceptionnel, y compris la sollicitation de l’armée.

Comprendre l’ennemi : le lapin de garenne

Le responsable est souvent le Oryctolagus cuniculus, espèce très adaptable dont la biologie favorise des poussées démographiques rapides. Exemple : une femelle peut avoir plusieurs portées par an, avec 4 à 7 jeunes en moyenne, permettant une remontée rapide des populations après une baisse. Caractéristiques importantes :

  • Reproduction : forte fécondité saisonnière.
  • Comportement : nocturne, creuse des garennes, profite des lisières et haies.
  • Résilience : résistance aux perturbations et capacité à recoloniser rapidement.

Impacts concrets sur les cultures et l’économie locale

Les dégâts vont au-delà des simples brins mangés : ils compromettent des semis, fragilisent les plants et provoquent des pertes économiques notables pour des exploitations familiales et commerciales. Exemple : un maraîcher a vu 80 % de ses plants de laitue anéantis sur une parcelle de 2 hectares, entraînant une perte de revenu immédiate. Impacts identifiables :

  • Perte de rendement : jeunes pousses et semis détruits.
  • Coûts supplémentaires : replantations, protections, réparation d’infrastructures.
  • Risques environnementaux : érosion des sols par dénudement, pression sur d’autres cultures.

Mesures déjà employées et leurs limites

Plusieurs techniques ont été testées sur le terrain, mais chacune montre des limites pratiques ou juridiques. Exemple : la pose de clôtures anti-lapins protège ponctuellement une parcelle mais reste onéreuse pour de grandes surfaces. Méthodes et contraintes :

  • Clôtures et filets : efficaces localement mais coûteux et chronophages.
  • Contrôle sanitaire (myxomatose, RHDV) : fluctuations épidémiques imprévisibles et enjeux éthiques.
  • Chasse et piégeage : encadrés par la réglementation, demandent coordination et moyens humains.

Pourquoi certains demandent une intervention militaire

L’appel au déploiement de l’armée illustre l’ampleur perçue du problème et le besoin d’une logistique et d’une coordination rapides. Exemple : la chambre d’agriculture a évoqué la capacité de l’armée à mobiliser du personnel et du matériel pour des opérations de lutte collective sur de larges territoires. Raisons invoquées :

  • Capacité logistique : transport, main-d’œuvre, organisation territoriale.
  • Tâches d’urgence : installation de protections, actions de piégeage massifiées, inventaires.
  • Coordination interservices : agriculture, chasse, collectivités et forces publiques.

Voies vers une gestion durable et des actions recommandées

La solution la plus réaliste combine prévention, surveillance et interventions ciblées pour limiter les dégâts tout en respectant la réglementation et la biodiversité. Exemples d’actions efficaces à court et moyen terme :

  • Gestion intégrée : coordination entre agriculteurs, chasseurs et collectivités pour plans d’action communs.
  • Barrières ciblées : installation prioritaire autour des jeunes cultures et serres.
  • Surveillance et évaluation : cartographie des garennes, piégeage scientifique et suivi des populations.
  • Soutiens financiers : aides à l’achat de matériels de protection et indemnisation partielle des pertes.
  • Recherches : études locales sur l’efficacité des méthodes et sur l’impact des maladies pour informer la gestion.

Ces pistes, combinées à une mobilisation adaptée des moyens (publics ou privés), permettent d’envisager une réduction durable des nuisances tout en préservant l’équilibre écologique régional.Les lapins de garenne sont partout et c’est un fléau pour les agriculteurs de l’Hérault. Plus de mille hectares de cultures ravagés depuis le début de l’année, notamment à Mauguio, à l’est de Montpellier, où le président de la chambre d’agriculture en appelle même à faire intervenir l’armée.


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