Des tensions meurtrières à Alep
Le 22 décembre 2025, Alep, au nord de la Syrie, a été le théâtre d’affrontements violents entre les forces gouvernementales et les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes. Ces conflits surviennent alors que les deux parties tentent de mettre en œuvre un accord d’intégration des institutions kurdes au sein du gouvernement central. Malgré un appel au cessez-le-feu dans la soirée, chaque camp s’est rejeté la responsabilité des attaques.
Victimes civiles en nombre
Les rapports d’agences officielles, comme SANA, indiquent que deux civils sont morts et huit autres ont été blessés à la suite de tirs de mortiers attribués aux FDS. En réponse, les FDS ont signalé la mort d’une femme et des blessures chez 17 autres civils dues à une attaque de l’armée gouvernementale. Les affrontements se sont concentrés dans les quartiers de Cheikh-Maqsoud et Achrafieh, déjà témoins de violences précédentes.
Contexte politique complexe
Depuis la chute de l’ex-président Bachar Al-Assad en décembre 2024, Alep est sous le contrôle des nouvelles autorités syriennes, bien que les FDS, avec leurs forces de sécurité, aient maintenu leur présence dans certains quartiers. Ce tissu politique complexe rend difficile la mise en œuvre d’un accord de retrait des forces kurdes, signé en avril dernier.
Un accord d’intégration en difficulté
Les récents conflits se produisent alors que les pourparlers pour l’intégration des FDS dans les institutions nationales stagnent, avec une échéance fixée au 31 décembre. Lors d’une visite en Syrie, le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a insisté sur la nécessité pour les Kurdes de ne pas compromettre la stabilité du pays, déclarant que le temps presse pour une résolution pacifique et constructive des tensions.
La menace kurde perçue par la Turquie
Pour la Turquie, la présence des FDS à la frontière est une menace sécuritaire. Depuis 2016, Ankara a mené plusieurs opérations militaires pour contrer l’avancée des combattants kurdes, qui contrôlent des territoires stratégiques riches en ressources. Hakan Fidan a réaffirmé que la stabilité en Syrie est cimentée à la sécurité turque, soulevant ainsi des inquiétudes quant à une résurgence potentielle de l’Etat islamique.
Des enjeux régionaux à surveiller
Les discussions entre les hauts responsables turcs et le gouvernement syrien soulignent les enjeux régionaux liés à cette crise. Alors que les FDS sont soutenues par les États-Unis dans leur lutte contre l’attentat terroriste, la situation sur le terrain reste volatile. Les conséquences de ces affrontements pourraient avoir des répercussions majeures non seulement pour la Syrie mais aussi pour l’équilibre régional dans un avenir proche.
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C’est tragique de voir des civils perdre la vie dans ces affrontements. La situation en Syrie reste très complexe et préoccupante.