Le danger du cadmium dans notre assiette
Le cadmium est un métal lourd classé comme cancérogène par les autorités sanitaires, et son accumulation chronique peut entraîner des effets sur les reins et les os. Dans le rapport publié le mercredi 25 mars, l’ANSES alerte sur la présence de ce métal dans les aliments courants et recommande une vigilance accrue. Exemples précis : les céréales, le pain et les pâtes constituent des sources alimentaires importantes en raison de l’accumulation du métal dans les grains. Points clés :
- Effets sanitaires : risque cancérogène, atteintes rénales, fragilisation osseuse.
- Populations sensibles : enfants, femmes enceintes, personnes exposées professionnellement.
Comment le cadmium arrive dans les cultures : rôle des engrais phosphatés
Le principal vecteur identifié est l’usage d’engrais phosphatés issus de minerais contenant naturellement du cadmium ; ce métal est alors transféré au sol puis aux plantes. Exemples agricoles : l’épandage régulier d’engrais sur des parcelles peut, sur le long terme, augmenter la teneur en cadmium du sol et des récoltes. Points clés :
- Source : phosphates naturels à forte teneur en cadmium.
- Processus : absorption par les racines et transfert vers les grains.
Les recommandations précises de l’ANSES (rapport du 25 mars)
L’Agence préconise une réduction drastique des teneurs en cadmium autorisées dans les engrais phosphatés et recommande de limiter la consommation excessive de certains produits céréaliers. Exemples d’orientations proposées : définir des seuils plus stricts pour la teneur en cadmium des engrais, renforcer le suivi des teneurs dans les denrées et informer les consommateurs. Points clés :
- Objectif : diminuer l’apport alimentaire chronique en cadmium.
- Actions : révision des limites réglementaires, surveillance renforcée, communication ciblée.
Solutions agricoles pour réduire l’apport de cadmium
Plusieurs mesures pratiques permettent aux acteurs agricoles de limiter le transfert du métal vers les cultures : choisir des sources de phosphate à faible teneur en cadmium, ajuster le pH des sols et adapter les rotations culturales. Exemples concrets : utilisation d’engrais certifiés à faible teneur en cadmium, apport de chaux pour augmenter le pH et réduire la disponibilité du métal, cultures intermédiaires pour limiter la phytoextraction. Points clés :
- Approvisionnement : privilégier des matières premières à faible teneur en cadmium.
- Gestion du sol : amendements et pratiques culturales limitant la mobilité du métal.
Conseils pratiques pour les consommateurs soucieux de réduire leur exposition
Limiter l’exposition ne signifie pas exclure totalement les céréales, mais diversifier les sources alimentaires et éviter les consommations monotones et excessives. Exemples alimentaires : alterner pain et autres sources de glucides (quinoa, sarrasin, légumes secs), varier les types de céréales et privilégier une alimentation riche en fibres et en diversité. Points clés :
- Varier les céréales et privilégier la diversification (légumineuses, pseudo‑céréales).
- Limiter les consommations excessives répétées de mêmes produits céréaliers chez les enfants et femmes enceintes.
Surveillance, réglementation et perspectives pour réduire durablement le risque
La réduction de l’exposition au cadmium nécessite une combinaison d’actions réglementaires, de surveillance et d’innovation agronomique, impliquant autorités, filières et chercheurs. Exemples de pistes : mise en place de seuils maximaux pour les engrais, programmes nationaux de surveillance des denrées, recherche sur des variétés de plantes à faible captation du cadmium. Points clés :
- Réglementation : réviser les limites dans les engrais et les denrées.
- Suivi : programmes de contrôle et transparence des analyses alimentaires.
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