Après l’interview de Macron sur TF1, le CSA « procédera à une analyse »
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel “procédera à l’analyse du programme afin de déterminer la part du temps de parole du président de la République susceptible d’être décomptée au titre du débat politique national”, a-t-il déclaré dans des courriers.
Ils sont adressés aux opposants Yannick Jadot (EELV) et Valérie Pécresse (LR) qui ont tous deux protesté auprès du CSA après l’annonce de la diffusion mercredi soir d’une interview de deux heures de Macron sur la chaîne TF1.
Chef de l’État ou candidat?
Jadot et Pécresse, chacun prétendant à l’élection présidentielle de 2022, accusent Macron de s’exprimer non pas comme chef de l’État, mais pour défendre sa candidature, même si celle-ci n’est pas officialisée.
En réponse, le CSA a promis d’analyser l’interview mais a prévenu qu’il l’inscrirait dans le cadre plus large de tout le dernier trimestre 2021. Il a rappelé que son examen se baserait sur des règles fixées en 2017.
Celles-ci ne détaillent toutefois pas les critères qui permettent de déterminer que le chef de l’État s’exprime en tant que personnalité politique et non dans le cadre de son mandat. Le CSA a, en tout cas, exclu de s’opposer d’office à la diffusion de l’entretien de mercredi soir.
Le déroulement prévu par TF1, avec notamment l’intervention d’opposants après l’interview de Macron, “ne saurait en tout état de cause (…) conduire à s’opposer à la diffusion du programme considéré”, explique le CSA dans le seul courrier adressé à Jadot, manifestement allé plus loin que Pécresse dans ses demandes.
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