Au sud du Liban, des hôpitaux se relèvent après les frappes

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Un système de santé meurtri par la guerre

Dans le sud du Liban, les structures médicales tentent de reprendre souffle après plus de trois mois d’affrontements d’une intensité exceptionnelle. Les attaques ont durement touché le système de santé local, avec plus de 135 membres du personnel soignant tués et de nombreuses infrastructures endommagées, notamment des hôpitaux. Derrière les murs fissurés et les équipements hors service, c’est toute l’organisation des soins qui a vacillé, dans une région où les établissements médicaux étaient déjà soumis à une forte pression.

Tibnine, un hôpital encore sous tension

À l’hôpital de Tibnine, les séquelles du conflit restent visibles au quotidien. Alors qu’un drone israélien survole encore la zone, le chef des urgences, le docteur Samir Sweidan, décrit un établissement qui doit tout à la fois reconstruire, réparer et remplacer le matériel détruit. Il souligne également la nécessité d’un soutien psychologique pour les soignants restés sur place. Selon lui, 17 frappes ont été recensées à proximité de l’hôpital, et certains employés ont été blessés, y compris des médecins.

  • Bâtiments endommagés : vitres brisées, zones de travail abîmées, équipements inutilisables.
  • Personnel fragilisé : plusieurs soignants ont été blessés ou ont vécu les bombardements de près.
  • Urgence logistique : remplacer le matériel médical détruit pour garantir la continuité des soins.

À Tyr, le traumatisme humain est profond

Plus au sud, à Tyr, l’hôpital Hiram a lui aussi payé un prix très lourd. Deux infirmiers y ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres membres du personnel ont été blessés. Pour Bilal Qteish, infirmier en chef, la phase la plus violente est peut-être derrière eux, mais la reconstruction morale reste indispensable. Il explique que beaucoup de soignants doivent désormais se relever émotionnellement, après avoir travaillé dans un environnement marqué par la peur, l’incertitude et les pertes humaines.

Les soignants face à des besoins multiples

La guerre n’a pas seulement endommagé des bâtiments : elle a aussi bouleversé la vie des équipes médicales. Les besoins sont à la fois psychologiques, financiers et matériels. Certains soignants ont perdu leur voiture en venant travailler, d’autres doivent faire face à des dépenses imprévues ou à une baisse de revenus. Dans ces conditions, la reprise des activités hospitalières ne peut pas se limiter à la réparation des murs : elle suppose un accompagnement durable du personnel.

  • Soutien psychologique pour traiter les traumatismes liés aux bombardements.
  • Aide financière pour compenser les pertes subies pendant le conflit.
  • Rééquipement des services pour rétablir les capacités médicales de base.

Des infrastructures médicales fragilisées sur toute la ligne de front

Les dégâts observés à Tibnine et à Tyr illustrent une réalité plus large : les infrastructures de santé du sud du Liban ont été prises dans la violence des combats. Lorsque des hôpitaux sont touchés, ce sont non seulement les soins d’urgence qui sont perturbés, mais aussi le suivi des patients chroniques, les interventions chirurgicales et les accouchements. Dans une région exposée, chaque panne d’équipement ou fermeture temporaire peut avoir des conséquences immédiates sur la population.

Reconstruire les soins, réparer les vies

Les établissements médicaux du sud libanais doivent aujourd’hui relever un double défi : restaurer les services de santé et redonner confiance à celles et ceux qui les font fonctionner. La remise en état des bâtiments, le remplacement des matériels et l’accompagnement des équipes constituent des priorités immédiates. Au-delà des dommages visibles, cette crise révèle combien le système de santé dépend de la protection des personnels soignants et de la stabilité des infrastructures pour continuer à répondre aux besoins de la population.


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