Erreur identifiée dans les figures : quelle est la nature du problème ?
Un corrigendum publié pour un article de Nature signale des erreurs de libellés dans plusieurs panneaux des figures 2 et 3. Ces erreurs concernent principalement la confusion entre deux gènes ou allèles indiqués par des annotations ΔfimH et ΔfmlH, avec des occurrences où le libellé affiché ne correspondait pas à la réalité expérimentale. Par exemple, des étiquettes « ΔfimH » en bleu clair de certains panneaux auraient dû être « ΔfmlH », et inversement dans d’autres lanes.
Impacts potentiels sur l’interprétation des résultats
La précision des libellés est cruciale : une mauvaise annotation peut induire en erreur sur l’identité des mutants présentés et donc sur les conclusions sur le rôle des adhesines dans le phénomène étudié (ici, colibactine et cancer du côlon). Exemples concrets :
- Fig. 2f/g : le second label bleu clair affichait « ΔfimH » au lieu de « ΔfmlH » — cela peut faire croire à un phénotype attribué au mauvais mutant.
- Fig. 2k : la cinquième voie (lane) portait « ΔfmlH » alors que le bon libellé était « ΔfimH » — inversion susceptible d’altérer la comparaison entre lanes.
- Fig. 3b–e : plusieurs barres et lanes des graphiques affichaient « ∆fimH » au lieu de « ∆fmlH », modifiant la lecture des effets quantifiés.
Rectifications apportées et versions concernées
Les auteurs et l’éditeur précisent que toutes les corrections de libellés ont été effectuées dans les versions HTML et PDF de l’article. Concrètement :
- Les panneaux de figures (2f, 2g, 2h, 2j, 2k, 3b, 3c, 3d, 3e) ont été revus pour que chaque lane/barre porte le bon nom de mutant.
- Les fichiers mis à jour remplacent désormais les versions antérieures afin d’éviter toute lecture erronée par les lecteurs et de préserver l’intégrité des données visuelles.
Pourquoi ces corrections sont importantes pour la communauté scientifique
Des libellés incorrects compromettent la réplicabilité et la confiance dans les interprétations publiées. En pratique :
- Les chercheurs qui veulent reproduire les expériences s’appuient sur l’identité exacte des souches/mutants — une inversion ΔfimH/ΔfmlH peut conduire à échecs ou à conclusions divergentes.
- Les méta-analyses et revues citant les résultats doivent s’assurer d’utiliser la version corrigée pour éviter la propagation d’informations inexactes.
Bonnes pratiques pour éviter ce type d’erreur
Pour réduire le risque d’erreurs d’annotation dans les figures, plusieurs mesures simples et efficaces peuvent être adoptées :
- Vérification croisée : faire relire les figures par des coauteurs ne participant pas directement à la préparation des images.
- Listes de contrôle avant soumission : contrôle systématique des légendes/lane labels versus échantillons originaux.
- Archivage des métadonnées : conserver un tableau liant chaque lane à l’échantillon et au fichier source (raw data) pour traçabilité.
Que retenir et comment accéder à l’article corrigé ?
Retenir que l’erreur était d’ordre annotationnel et qu’elle a été corrigée par l’éditeur dans les versions publiées. Les lecteurs et chercheurs doivent :
- Consulter la version PDF ou HTML mise à jour pour s’assurer d’utiliser les libellés corrects lors d’analyses ou citations.
- Prendre en compte le corrigendum lors de la lecture critique : les données expérimentales restent valables, mais leur lecture visuelle a été clarifiée.
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