Contexte et objet de la correction
Les auteurs ont publié une correction concernant une étude sur le passage du Mésolithique au Néolithique en Méditerranée centrale. Deux erreurs mineures ont été identifiées dans le matériel complémentaire et les modèles régionaux : des incertitudes radiocarbone incorrectes dans la base de données et un usage non intentionnel de types de frontières différents dans les modèles Bayésiens. Ces corrections n’altèrent pas les conclusions principales de l’article, qui restent conformes au consensus sur le rythme d’arrivée du Néolithique dans la région.
Erreur 1 — incertitudes radiocarbone corrigées
Une série de dates radiocarbone présentait une erreur répétée d’incertitude : un même écart-type avait été appliqué à plusieurs échantillons par inadvertance. Les auteurs ont relu la base de données et corrigé les incertitudes au besoin. Exemple précis : la valeur d’erreur d’un échantillon avait été répliquée pour d’autres entrées, et après correction ces échantillons montrent des erreurs plus faibles, ce qui a réduit la variance des distributions postérieures modélisées.
Erreur 2 — cohérence des types de frontières dans OxCal
Les modèles de phase régionaux de la transition Mésolithique–Néolithique devaient utiliser les boundaries « sigma » d’OxCal pour tous les ensembles, mais seules les phases mésolithiques du nord de l’Italie en ont effectivement bénéficié ; les autres phases utilisaient par erreur des frontières de type « uniform ». Plutôt que de remplacer automatiquement les uniform par des sigma, les auteurs ont présenté les deux variantes (sigma vs uniform) pour comparaison et ont automatisé la production des scripts OxCal via R afin d’éviter la récurrence de l’erreur.
Impact des corrections sur les résultats chronologiques
Les ajustements n’entraînent pas de changement substantiel des interprétations globales. Points clés :
- Variance réduite : la correction des incertitudes a diminué la dispersion des postérieurs.
- Frontières similaires : les distributions postérieures des débuts néolithiques sont très proches quel que soit le type de frontière utilisé.
- Décalage temporel mineur : les frontières « sigma » produisent des distributions de début légèrement plus récentes que les « uniform », cohérent avec leur définition statistique.
Par exemple, l’estimation du début du Néolithique en Sicile reste comprise majoritairement entre ≈8 et 7,5 ka, tandis que la fin du Mésolithique est moins contraignante (≈8,7–7,2 ka).
Test de robustesse : reclassification d’échantillons ambigus
Sur recommandation de Prof. Marcello Mannino, les auteurs ont testé l’effet de classer trois échantillons de Grotta dell’Uzzo comme Néolithiques plutôt que Mésolithiques (identifiants : MAMS-40712, MAMS-48212, KIA-36032). Résultat : cette reclassification a peu d’effet sur la chronologie régionale de la transition, montrant la robustesse du modèle face à l’ambiguïté culturelle d’échantillons individuels.
Transparence, code et ressources mises à jour
Les corrections ont été intégrées dans le dépôt GitHub du projet et archivées via Zenodo sous le même DOI ; une branche « legacy » et l’historique des commits permettent de consulter la version antérieure. Les auteurs précisent avoir automatisé la génération des fichiers OxCal (.oxcal) dans le script R pour prévenir des erreurs similaires. Remerciements sont adressés au relecteur anonyme et à Prof. Mannino pour ses échanges. Informations supplémentaires (figures et tableaux complémentaires) sont disponibles en ligne dans le matériel supplémentaire associé à l’amendement.
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