Des colons israéliens tentent d’incendier une mosquée en Cisjordanie

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Des tensions ravivées par une nouvelle flambée de violences

En Cisjordanie occupée, un nouvel épisode de violences de colons israéliens a secoué plusieurs localités dimanche soir. Selon l’agence palestinienne Wafa, des véhicules ont été incendiés et une mosquée a été visée dans le village de Burqa, à l’est de Ramallah. Ces faits s’inscrivent dans un climat déjà extrêmement tendu, où les affrontements, les incursions et les représailles se multiplient, accentuant l’inquiétude des habitants palestiniens et la pression internationale sur les autorités israéliennes.

Burqa et Deir Dibwan au cœur des attaques

Les faits rapportés se sont déroulés dans deux villages distincts, Burqa et Deir Dibwan, situés dans le centre de la Cisjordanie. À Burqa, des colons auraient forcé l’entrée d’une mosquée avant d’y allumer un feu à l’entrée, après avoir incendié une voiture. À Deir Dibwan, deux autres véhicules ont été pris pour cible. Des témoins interrogés par l’AFP ont indiqué que les habitants étaient parvenus à maîtriser les flammes avant qu’elles ne causent davantage de dégâts.

  • Burqa : incendie d’une voiture et tentative d’attaque contre une mosquée
  • Deir Dibwan : deux véhicules incendiés
  • Réaction locale : intervention des habitants pour éteindre le feu

La réponse de l’armée israélienne

Dans un communiqué, l’armée israélienne a confirmé avoir déployé des forces dans le centre de la Cisjordanie à la suite d’informations faisant état d’incendies criminels et d’émeutes violentes attribuées à des « civils israéliens ». Elle a précisé que ses unités travaillaient sur les différents sites pour disperser les troubles, éteindre les incendies et empêcher toute nouvelle escalade. L’armée a aussi affirmé condamner fermement tous les actes de violence, un message qui souligne la sensibilité politique et sécuritaire de ce type d’incident.

Une violence des colons jugée “record” par l’ONU

Le Bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires (Ocha) a décrit, dans ses derniers constats, une hausse alarmante de la violence des colons en Cisjordanie occupée. Selon l’organisation, le rythme serait « record », avec une moyenne de six attaques par jour entraînant des victimes et des dégâts. Cette tendance traduit une détérioration préoccupante de la situation sur le terrain, où les attaques contre les personnes, les biens et les lieux de culte deviennent plus fréquentes et plus destructrices.

  • Six attaques quotidiennes en moyenne selon l’Ocha
  • Victimes civiles et destructions matérielles fréquentes
  • Climat d’insécurité renforcé dans plusieurs zones rurales

Déplacements forcés et pression sur les communautés palestiniennes

L’ONU estime que plus de 2 200 Palestiniens ont été déplacés cette année en raison des violences des colons, des restrictions d’accès et de la démolition de leurs habitations par les autorités israéliennes. Ces déplacements bouleversent la vie quotidienne, fragilisent les familles et accentuent la vulnérabilité économique et sociale. Dans de nombreux villages, la peur des attaques nocturnes, la perte de véhicules, de terres ou de maisons et l’impossibilité de circuler librement alimentent un sentiment d’étouffement permanent.

  • Déplacements forcés liés aux violences et aux démolitions
  • Restrictions d’accès affectant la mobilité et l’activité économique
  • Impact humain durable sur les familles palestiniennes

Une occupation ancienne, un conflit qui s’aggrave

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Dans ce territoire vivent plus de 500 000 Israéliens installés dans des colonies considérées comme illégales au regard du droit international par les Nations unies, au milieu d’environ trois millions de Palestiniens. Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la guerre déclenchée à Gaza, les violences se sont intensifiées en Cisjordanie, où les colons, l’armée et les groupes armés palestiniens évoluent dans un contexte de confrontation quasi permanente. Cette dynamique alimente une spirale de peur, de représailles et de défiance qui rend toute accalmie particulièrement fragile.


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