Drame à Zamboï : des dizaines de blessés après l’éboulement

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Un drame minier qui frappe la frontière centrafricaine

En Centrafrique, l’éboulement survenu sur le site aurifère de Zamboï, près de la frontière avec le Cameroun, a provoqué une onde de choc dans toute la région. Deux jours après l’accident, les victimes sont toujours prises en charge dans plusieurs structures sanitaires locales, tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches. Selon le gouvernement, le bilan s’élève à au moins 49 morts, mais des témoins et des proches de victimes parlent d’un bilan bien plus lourd, évoquant plus d’une centaine de décès, des dizaines de blessés et plusieurs disparus.

Des secours mobilisés dans des conditions difficiles

Les opérations d’assistance se sont rapidement organisées malgré l’isolement du site et la gravité du sinistre. Plusieurs blessés ont été évacués vers Baboua, à environ 60 kilomètres du lieu du drame, afin d’y recevoir des soins adaptés. Les premiers témoignages médicaux décrivent des patients arrivés dans un état alarmant, couverts de boue, avec des fractures, des traumatismes et de profondes blessures liées à l’effondrement de la terre.

  • 9 blessés ont été enregistrés à l’hôpital de Baboua.
  • 1 victime est décédée à son arrivée à l’hôpital.
  • Une équipe médicale mobile a été déployée sur le chantier.
  • 51 autres blessés ont été pris en charge directement sur le site.

Des rescapés marqués par la violence de l’effondrement

Les survivants racontent une scène de chaos absolu. Miguel, un ouvrier d’une vingtaine d’années, explique qu’un bloc de terre s’est abattu sur lui alors qu’il travaillait. Il dit avoir perdu connaissance avant d’être extrait rapidement par les secours. D’autres rescapés évoquent une panique générale, des cris, des blessés recouverts de boue et plusieurs corps sans vie visibles au milieu des décombres. Ces récits mettent en lumière la brutalité de l’accident et la vulnérabilité des personnes présentes sur le chantier.

Des familles qui contestent le bilan officiel

Si les autorités centrafricaines avancent le chiffre de 49 morts, de nombreux témoins et proches de victimes contestent cette estimation. Selon eux, le nombre réel de morts serait nettement plus élevé, possiblement supérieur à 100. Cette divergence illustre la difficulté à établir un bilan précis dans l’immédiat, surtout dans une zone reculée où certaines personnes restent encore portées disparues. Entre incertitude et attente, les familles cherchent des nouvelles de leurs proches dans un climat de profonde angoisse.

  • Bilan officiel : au moins 49 morts.
  • Bilan contesté : plus d’une centaine de morts selon des témoins.
  • Disparus : plusieurs personnes seraient encore ensevelies ou introuvables.

Une activité aurifère désormais suspendue

À la suite du drame, le gouvernement a décidé de fermer le chantier de Zamboï jusqu’à nouvel ordre. Le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou, a annoncé que la justice serait saisie afin d’identifier les responsables. Il estime que cette tragédie résulte en partie de la désobéissance de certains compatriotes aux règles de sécurité. Les autorités veulent désormais combiner information, sensibilisation et répression pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise sur d’autres sites miniers du pays.

La sécurité minière au cœur des interrogations

Ce drame relance la question de la sécurité sur les sites d’exploitation artisanale de l’or en Centrafrique, où les conditions de travail restent souvent précaires. L’absence d’encadrement strict, la pression économique et l’activité informelle favorisent des risques élevés d’éboulement. Dans ce contexte, plusieurs enjeux apparaissent clairement :

  • renforcer le contrôle des sites aurifères ;
  • améliorer la prévention des accidents ;
  • mieux protéger les mineurs artisanaux ;
  • définir des règles claires pour limiter les exploitations dangereuses ;
  • assurer une réponse médicale rapide en cas de catastrophe.

Au-delà du choc immédiat, l’éboulement de Zamboï met en lumière un enjeu plus vaste : la nécessité de concilier exploitation minière, protection des travailleurs et respect des normes essentielles pour éviter de nouveaux drames.


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