Éboulement meurtrier en Guinée : deux ministres au chevet des victimes

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Un drame qui bouleverse Conakry

La Guinée est encore sous le choc après l’éboulement de la décharge de Dar es Salam, survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, en périphérie de Conakry. Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de 34 morts et de 33 blessés, dont six grièvement atteints. Sur le terrain, les recherches se poursuivent, tout comme l’identification des victimes, tandis que les familles touchées tentent de comprendre comment un tel drame a pu se produire dans une zone déjà connue pour sa forte vulnérabilité.

Des victimes nombreuses et des opérations encore en cours

Les secours et les autorités s’activent pour faire face à l’urgence humanitaire. Le gouvernement prévoit une inhumation collective des personnes décédées, alors que plusieurs corps doivent encore être identifiés. La situation est d’autant plus complexe qu’un nombre important de victimes serait originaire de Sierra Leone. C’est pourquoi les services de l’État ont sollicité les représentations diplomatiques afin de faciliter l’identification des ressortissants étrangers et la restitution des dépouilles à leurs proches.

  • 34 personnes sont mortes selon le dernier bilan officiel.
  • 33 blessés ont été recensés, dont 6 dans un état grave.
  • Les autorités poursuivent les recherches et l’identification.
  • Une inhumation collective est envisagée pour les victimes.

Les ministres au contact des sinistrés relogés

Mardi 25 août, deux membres du gouvernement se sont rendus auprès des personnes déjà relogées pour mesurer l’ampleur des besoins. Khaité Sall, ministre de la Santé, et Djénabou Touré, ministre de l’Administration du territoire, ont visité les sinistrés installés à l’école primaire de Dixinn, dans la proche banlieue de Conakry. Cette visite visait à montrer la mobilisation des autorités face à une crise qui touche des centaines de familles, contraintes de quitter en urgence les abords du site dangereux.

Une relocalisation massive pour plus de 1500 familles

Selon les autorités, la priorité est désormais de mettre à l’abri les habitants vivant près de la décharge. Plus de 1500 familles doivent être relocalisées, et déjà au moins 500 personnes ont trouvé refuge dans le site de Dixinn. Les équipes sur place ont procédé à un recensement afin d’identifier chaque personne accueillie. Le gouvernement a également annoncé que la décharge de Dar es Salam serait détruite, une mesure présentée comme nécessaire pour réduire les risques futurs.

  • Plus de 1500 familles sont concernées par le relogement.
  • 500 personnes au moins ont été mises à l’abri à Dixinn.
  • Un recensement a été effectué pour éviter les pertes de suivi.
  • La destruction de la décharge est annoncée par les autorités.

Une catastrophe qui soulève la question des responsabilités

Au-delà de l’émotion, la catastrophe relance un débat essentiel sur la gestion des sites à risque et la prévention des désastres urbains. La société civile demande que l’État aille au-delà des gestes d’urgence et ouvre une enquête approfondie. Pour Ange Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile, il faut surtout identifier les causes précises de l’éboulement pour éviter une répétition ailleurs. Cette exigence traduit une inquiétude plus large : celle d’un urbanisme fragile, d’une gestion des déchets contestée et de populations exposées à des dangers évitables.

Comprendre les enjeux humains et sanitaires

Le drame de Dar es Salam ne se limite pas à un bilan chiffré. Il met en lumière des enjeux humanitaires, sanitaires et sociaux majeurs. Les blessés doivent être pris en charge rapidement, les familles déplacées ont besoin d’abris, d’eau, de nourriture et d’un suivi médical, tandis que les corps des victimes doivent être identifiés avec rigueur. Dans ce contexte, la coordination entre les autorités, les services de santé et les partenaires diplomatiques devient déterminante pour répondre à l’urgence tout en préparant la suite.

  • Les sinistrés ont besoin d’une prise en charge médicale durable.
  • Les familles relogées nécessitent un accompagnement social.
  • L’identification des victimes reste une étape essentielle.
  • La prévention doit passer par une meilleure gestion des zones à risque.

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