
Un choc mondial qui a tout renversé
Le Paraguay a signé l’un des plus grands exploits de la Coupe du monde 2026 en éliminant l’Allemagne en seizièmes de finale, au terme d’un match intense conclu aux tirs au but sur le score de 1-1, 4 tirs au but à 3. À Foxborough, près de Boston, l’affiche semblait déséquilibrée sur le papier, mais le terrain a raconté une autre histoire : celle d’une équipe paraguayenne disciplinée, courageuse et redoutablement efficace dans les moments décisifs.
Une Allemagne ambitieuse mais encore trop fragile
La Mannschaft abordait cette rencontre avec de fortes attentes, portée par des joueurs comme Kai Havertz, Florian Wirtz et Jamal Musiala. Pourtant, les signaux de fragilité offensive étaient déjà visibles avant le match. Havertz lui-même reconnaissait que son trio d’attaque n’avait pas encore atteint son plein potentiel, une auto-évaluation qui prenait tout son sens face à une équipe paraguayenne bien organisée.
- Objectif allemand : imposer sa qualité technique et contrôler le rythme.
- Constat majeur : une possession stérile pendant de longues séquences.
- Enjeu psychologique : éviter un nouvel échec après les dernières compétitions décevantes.
Julio Enciso, le geste juste au bon moment
Alors que l’Allemagne dominait sans véritablement percer, le Paraguay a frappé au meilleur moment. À la 42e minute, Julio Enciso a ouvert le score d’une tête croisée parfaitement placée, au terme d’un centre venu de la droite. Libre de tout marquage, le joueur de Strasbourg a puni une défense allemande trop passive sur l’action. Ce but, inscrit sur la seule vraie occasion paraguayenne de la première période, a illustré la force de cette équipe : peu d’actions, mais une efficacité maximale.
Le réveil allemand, puis la frustration
En seconde période, les Allemands ont retrouvé un peu de tranchant et ont logiquement égalisé grâce à Kai Havertz, auteur d’un but de la tête. Ce troisième but dans la compétition relançait totalement la rencontre. Plus tard, à la 78e minute, Havertz a même cru donner l’avantage à son équipe sur une nouvelle tête à bout portant, mais le gardien paraguayen Orlando Gill a réalisé un arrêt spectaculaire à deux mains. Le match est alors entré dans une phase de tension permanente, chaque action semblant pouvoir faire basculer la qualification.
- Égalisation allemande : une tête de Havertz, symbole d’un sursaut offensif.
- Occasion majeure : l’arrêt décisif d’Orlando Gill à la 78e minute.
- Lecture du match : l’Allemagne pousse, mais le Paraguay résiste avec sang-froid.
La VAR, la prolongation et le basculement émotionnel
En prolongation, l’Allemagne a pensé tenir sa qualification lorsque Jonathan Tah a marqué de la tête à la 102e minute. Mais l’intervention de la VAR a annulé ce but après une obstruction d’Anton sur le gardien paraguayen. Ce tournant a accentué la pression sur les Allemands, qui ont multiplié les attaques sans parvenir à faire céder un bloc paraguayen admirable de rigueur. Le Paraguay a alors montré une résilience rare, absorbant les vagues adverses sans perdre sa structure.
Les moments clés de la prolongation
- But refusé à Jonathan Tah pour une obstruction signalée par la VAR.
- Pression allemande continue mais souvent imprécise dans les derniers gestes.
- Solidité paraguayenne dans les duels et dans la gestion des temps faibles.
Des tirs au but fatals pour la Mannschaft, un rêve immense pour le Paraguay
La première séance de tirs au but de cette Coupe du monde 2026 a alors scellé le sort du match. Porté par son gardien Orlando Gill, le Paraguay a pris l’ascendant dans cet exercice où le sang-froid fait toute la différence. Gill a détourné les tentatives de Havertz et Woltemade, avant de voir le tir de Jonathan Tah s’envoler largement au-dessus. Dans le même temps, Jose Canale a transformé son tir face à Manuel Neuer, déclenchant une immense célébration.
Ce succès a une portée historique pour le Paraguay, désormais qualifié pour les huitièmes de finale où il affrontera le vainqueur de France-Suède. Pour l’Allemagne, l’élimination prolonge une série de désillusions en Coupe du monde : après des sorties précoces en 2018 en Russie et en 2022 au Qatar, ce nouvel échec confirme une crise de résultats au plus haut niveau. À Foxborough, l’histoire a retenu qu’un outsider parfaitement préparé pouvait faire tomber un géant.
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