Far East Film Festival dévoile une programmation 2026 explosive

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FEFF 28 à Udine : un rendez‑vous annuel réaffirmé

Le 28e Far East Film Festival s’installe à nouveau dans la pittoresque ville d’Udine, du 24 avril au 2 mai 2026, avec une programmation ambitieuse qui confirme son statut de rendez‑vous européen majeur pour le cinéma asiatique. Le festival présente 76 films au total : 52 en compétition et 24 hors compétition, venus de 12 pays.

  • Dates clés : ouverture le 24 avril, clôture le 2 mai.
  • Chiffres : 76 films, 52 en compétition, 24 hors compétition.
  • Lieu : Udine, concentré sur la découverte et la diffusion du cinéma asiatique en Europe.

Ouverture et clôture : symboles et ruptures

FEFF 2026 démarre sur une note familiale et intime avec We Are All Strangers d’Anthony Chen (Singapour) et se termine sur une reprise audacieuse du genre avec le vietnamien Blood Moon Rite 8, remake de cultissime One Cut of the Dead. Ces choix montrent la volonté du festival d’embrasser autant les drames humains que les réinventions génériques.

  • Ouverture : We Are All Strangers — drame familial singapourien.
  • Clôture : Blood Moon Rite 8 — remake vietnamien d’une comédie d’horreur culte.
  • Signification : équilibre entre œuvres intimistes et expérimentations de genre.

Singapour et Vietnam : pays à suivre

Le festival met en lumière une belle délégation singapourienne et vietnamienne : outre Chen, Singapour envoie Ah Girl de Geck Priscilla Ang et The Old Man and his Car de Michael Kam, tandis que le Vietnam confirme son dynamisme avec Ky Nam Inn (Leon Le), Hijacked (Ham Tran) et Tunnels: Sun in the Dark (Bùi Thac Chuyên). Ces films illustrent des tendances actuelles : drame social, romance, thriller d’action et récits de guerre.

  • Exemples précis : Ah Girl (drame social), Hijacked (thriller d’action).
  • Observation : diversification des genres et montée en visibilité sur la scène internationale.
  • Impact : plateformes de lancement pour coproductions et sorties internationales.

Le Japon en lumière : chefs‑d’œuvre et premières mondiales

Parmi les temps forts japonais, Kokuho de Lee Sang‑il sera projeté quelques jours avant sa sortie en salles italiennes ; ce drame historique centré sur le kabuki est devenu un phénomène culturel et figure comme le plus gros succès live‑action du Japon, choisi également pour l’Academy Awards. À cela s’ajoutent des premières comme Fujiko, portée par la tarento et actrice Megumi, qui confirment l’appétit du festival pour les films à protagonistes féminines.

  • Kokuho : succès national, portée internationale, présence du réalisateur.
  • Fujiko : première mondiale, retour d’une figure médiatique japonaise.
  • Tendance : mélange de prestige (films historiques, phénomènes culturels) et de découvertes contemporaines.

La Corée et le documentaire : diversité formelle

La sélection sud‑coréenne illustre la variété des propositions : The King’s Warden de Jang Hang‑jun et, nouveauté notable, The Seoul Guardians (réalisé par Cho Chul‑young, Kim Jong‑woo et Shin‑Wan Kim) devient le premier documentaire à entrer en compétition à Udine. Ce choix marque une ouverture formelle du festival vers les formats non fictionnels, reflet des préoccupations sociales contemporaines et d’un intérêt pour le réel.

  • The King’s Warden : fiction sud‑coréenne ambitieuse.
  • The Seoul Guardians : documentaire en compétition — signal fort pour le festival.
  • Conséquence : reconnaissance accrue du documentaire comme genre compétitif.

Hommage aux carrières : Fan Bingbing et Koji Yakusho

FEFF 2026 décerne la Golden Mulberry pour l’ensemble de la carrière à deux icônes en pleine renaissance : la chinoise Fan Bingbing et le japonais Koji Yakusho. Fan, saluée pour des films allant de l’arthouse (I Am Not Madame Bovary) aux superproductions, arrive à Udine après le succès critique de Mother Bhumi et plusieurs nominations aux Golden Horse. Yakusho, dont la carrière couvre plus de quatre décennies, est présent pour sa filmographie éclatante — de Perfect Days (prix d’interprétation à Cannes) à des classiques comme The Eel et Cure.

  • Fan Bingbing : diversité de performances, nouveau regain critique.
  • Koji Yakusho : longévité, récompenses internationales (Cannes), rôles marquants.
  • Importance : célébrer les carrières tout en attirant l’attention médiatique sur la programmation.

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