L’avenir du marché de l’emploi : l’ère de l’IA
Clara Shih, ancienne dirigeante d’IA chez Meta et Salesforce, affirme que chaque emploi est désormais lié à l’intelligence artificielle (IA). Après avoir observé des agents d’IA surpasser certains de ses meilleurs employés, elle est convaincue que l’avenir du marché de l’emploi repose sur une main-d’œuvre pleinement intégrée à l’IA. Ce changement radical pousse à repenser le paysage professionnel tel que nous le connaissons.
Naissance de la New Work Foundation
Confrontée à des témoignages de jeunes diplômés peinant à trouver des emplois, Shih a fondé la New Work Foundation, accompagnée de la marque grand public Dear CC. L’objectif principal est de former la génération Z pour un avenir où des agents d’IA domineront le lieu de travail. Pour Shih, il est crucial d’équiper les travailleurs de tools adaptés à l’IA, afin de ne pas se laisser distancer par son évolution fulgurante.
Une évolution rapide de l’IA
Au fil des ans, l’IA a gagné en sophistication, passant d’un outil ludique à une menace tangible pour plusieurs emplois de cols blancs. Les jeunes de la génération Z se retrouvent confrontés à une augmentation des risques de licenciements liés à l’IA, en même temps qu’une diminution des offrandes d’emplois pour débutants. Un rapport récent de ZipRecruiter signale que beaucoup réévaluent leurs choix professionnels, s’orientant vers l’entrepreneuriat, le travail temporaire, ou des études spécialisées.
Des outils pour réussir dans l’ère de l’IA
Shih souligne l’importance de maîtriser l’utilisation des agents d’IA pour les jeunes en quête d’emploi. Une enquête d’un plateforme d’entreprise IA, Writer, révèle que les employés ayant intégré l’IA dans leurs tâches quotidiennes sont plus susceptibles d’obtenir des promotions et des augmentations. La New Work Foundation a récemment lancé plusieurs outils IA, comme Field Report, qui donne un aperçu des carrières avec des informations sur la concurrence et les risques liés à l’automatisation.
Les opportunités et les défis du marché du travail
Les risques associés à l’IA se divisent entre les perceptions de disruption de l’emploi et les possibilités d’un marché du travail en collaboration avec les humains. Par exemple, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, anticipe que la technologie pourrait perturber jusqu’à la moitié de la main-d’œuvre de cols blancs, tandis que Jensen Huang, PDG de Nvidia, voit l’IA comme un outil complémentaire favorisant l’embauche. Les voix de la génération Z sont divisées, car un récent sondage Gallup révèle un sentiment de méfiance croissant envers la technologie.
Engagement moral envers l’IA
Shih insiste sur le fait que ceux qui ont des objections morales à l’IA jouent un rôle crucial dans son évolution. Elle encourage leur implication dans le développement de systèmes éthiques. La résistance à l’IA pourrait paradoxalement mener à une amélioration de son intégration dans la société, en orientant le développement technologique vers des pratiques responsables et durables.
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