Rappel : un dispositif déjà éprouvé pendant la pandémie
Durant la crise du Covid-19, la France a massivement eu recours au dispositif d’activité partielle pour préserver les emplois ; aujourd’hui ce mécanisme est de nouveau mobilisé pour soutenir les entreprises affectées par le conflit en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce dispositif, qui consiste à réduire ou suspendre temporairement le travail tout en indemnisant une partie des salaires, se voit doté d’une enveloppe budgétaire d’environ 70 millions d’euros dans le budget actuel pour répondre à cette nouvelle secousse économique.
Pourquoi la fermeture du détroit d’Ormuz pèse sur l’activité
La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe directement le commerce maritime et les approvisionnements énergétiques, entraînant une hausse des coûts et des délais qui se répercutent sur de nombreux secteurs. Exemples précis : une raffinerie européenne voit augmenter ses coûts d’approvisionnement en pétrole brut ; un armateur doit rallonger ses trajets pour contourner une zone fermée, augmentant sa consommation de carburant et ses délais de livraison. Ces phénomènes se traduisent par une baisse d’activité pour des entreprises dépendantes des importations/exportations ou des flux maritimes.
Fonctionnement pratique du dispositif d’aide
Concrètement, le dispositif permet de maintenir des emplois en compensant partiellement les salaires pendant une période de réduction ou d’arrêt d’activité. Points clés :
- Objectif : éviter les licenciements temporaires et préserver la trésorerie des entreprises.
- Mécanique : réduction des heures, mise en place de mesures d’activité partielle et indemnisation des salariés.
- Modalités : demandes auprès de l’administration, justificatifs d’impact liés au conflit ou à la fermeture du passage maritime.
Exemple : une PME de 50 salariés peut réduire ses horaires sur deux semaines pour absorber un retard de commandes, tout en percevant une aide pour une partie des salaires.
Qui bénéficie de cette mesure et dans quels secteurs ?
Les entreprises les plus exposées à la perturbation des routes maritimes et à la volatilité des matières premières sont visées en priorité. Parmi les bénéficiaires possibles :
- Transport maritime et logisticiens confrontés à des détours et des retards.
- Industries utilisant des intrants importés (automobile, électronique).
- Agroalimentaire et commerce international subissant des ruptures de chaînes d’approvisionnement.
Exemple précis : un transporteur routier travaillant pour l’export vers le Golfe peut voir ses volumes chuter et recourir à l’activité partielle pour conserver son personnel clé.
Limites et enjeux liés à l’enveloppe budgétaire
L’allocation de près de 70 millions d’euros montre une volonté d’intervention ciblée, mais soulève des questions de portée et de durée : si l’impact se généralise, cette enveloppe peut s’avérer insuffisante. Risques et constats :
- Si plusieurs secteurs sollicitent l’aide simultanément, la capacité de financement peut être dépassée.
- Mesure temporaire : risque de tension si la crise devient durable.
- Nécessité d’un ciblage précis pour éviter des aides mal calibrées.
Exemple : si plusieurs PME exportatrices des zones côtières déposent des demandes, l’administration devra prioriser selon l’urgence et la solidité des dossiers.
Alternatives et mesures complémentaires pour les entreprises
Au-delà de l’activité partielle, d’autres leviers peuvent limiter l’impact économique et améliorer la résilience des entreprises. Mesures et actions recommandées :
- Prêts de soutien ou garanties publiques pour préserver la trésorerie.
- Réorientation des fournisseurs et diversification des routes d’approvisionnement.
- Couvertures sur les prix de l’énergie ou des matières premières pour limiter l’exposition à la volatilité.
Exemple concret : une PME de composants électroniques peut négocier des contrats cadres avec plusieurs fournisseurs hors zone à risque et demander un prêt à taux bonifié pour lisser ses flux de trésorerie pendant la période de tension.
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C’est une mesure nécessaire pour soutenir les entreprises en difficulté, mais il est crucial de penser à l’impact à long terme sur les travailleurs et l’économie.
C’est une mesure nécessaire pour soutenir les entreprises en difficulté, mais cela souligne aussi l’impact dramatique des conflits sur l’économie.