Le Sénégal soutient Macky Sall pour diriger l’ONU

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Un soutien officiel qui change la donne

Le Sénégal a officiellement décidé d’appuyer la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. L’annonce, rendue publique le 20 juillet 2026, met fin à plusieurs jours de flottement diplomatique après l’audience accordée par Bassirou Diomaye Faye à son prédécesseur. Désormais, le ministère des Affaires étrangères a reçu instruction de mobiliser le réseau diplomatique sénégalais afin de défendre cette candidature auprès des États membres de l’ONU.

Une offensive diplomatique assumée

Ce soutien ne se limite pas à une prise de position symbolique : il engage l’appareil d’État. Le président sénégalais a demandé à la diplomatie nationale de promouvoir activement le dossier de Macky Sall, en insistant sur le fait qu’il s’agit aussi d’une candidature portée par le Sénégal. Cette formulation vise à donner davantage de poids à l’initiative, dans un contexte où la compétition est particulièrement serrée. Parmi les autres prétendants figurent notamment Michelle Bachelet et Rafael Grossi, deux profils déjà bien installés sur la scène internationale.

Les raisons d’un revirement politique

Le choix de Bassirou Diomaye Faye s’explique aussi par des calculs internes. Selon plusieurs observateurs, ce geste pourrait marquer une volonté d’apaisement avec l’APR, le parti de Macky Sall, au moment où le chef de l’État prépare la structuration de sa propre base politique. Dans un paysage national encore très polarisé, bâtir une coalition solide devient un enjeu central pour les prochaines échéances électorales, avec les locales de 2027 puis la présidentielle de 2029.

  • Renforcer le poids diplomatique du Sénégal à l’international
  • Ouvrir des passerelles avec une partie de l’ancien appareil politique
  • Préparer des alliances utiles pour les scrutins à venir

Macky Sall retrouve un appui déterminant

Pour Macky Sall, ce feu vert constitue un atout majeur. Sans soutien clair de son pays d’origine, sa candidature restait fragile face à la concurrence internationale. Le ralliement officiel du Sénégal lui permet désormais de se présenter avec un argument de légitimité renforcé. Après douze années passées à la tête du pays, il peut s’appuyer sur son ancrage national pour consolider son image de candidat capable de représenter le continent africain dans une institution mondiale.

Une société civile profondément divisée

Cette décision a toutefois suscité de vives critiques au Sénégal. Des familles de victimes des répressions politiques de 2021 à 2024 dénoncent un soutien jugé incompatible avec le passé de l’ancien président. Leur colère s’exprime autour d’une idée forte : un responsable politique associé à une répression meurtrière ne devrait pas prétendre diriger une institution fondée sur la paix et le dialogue. Selon les bilans évoqués par ces collectifs, les violences auraient fait au moins 67 morts durant cette période.

  • Collectifs de victimes opposés au soutien gouvernemental
  • Familles de martyrs dénonçant un signal politique choquant
  • ONG et observateurs attentifs à l’impact sur l’image du Sénégal

Un dossier aux répercussions durables

Au-delà du cas Macky Sall, cette séquence illustre les tensions entre stratégie diplomatique, calcul politique et mémoire des violences passées. Pour certains analystes, soutenir l’ancien président peut aussi permettre de l’éloigner du jeu intérieur en cas d’élection internationale réussie. Pour d’autres, au contraire, ce choix pourrait favoriser son retour sur la scène nationale à travers la mobilisation de ses partisans. Le débat reste donc ouvert, entre logique d’État, rapport de force partisan et exigence de justice portée par une partie de la population.


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