Un Grand Nom du Cinéma Iranien S’éteint
Le cinéaste et dramaturge iranien Bahram Beyzaie est décédé aux États-Unis à l’âge de 87 ans, des suites de complications liées au cancer, le jour même de son anniversaire. Cette triste nouvelle a été rapportée par le journaliste indépendant Mansour Jahani. Beyzaie, reconnu pour son immense contribution au cinéma et au théâtre, laisse derrière lui un héritage culturel inestimable.
Un Héritage Cinématographique Éclatant
Parmi ses œuvres emblématiques, le film de 1985 Bashu, the Little Stranger a été récemment projeté au Festival de Venise 2025, où il a remporté le prix Venice Classics du meilleur film restauré. Cette reconnaissance souligne l’impact durable de Beyzaie sur l’industrie cinématographique mondiale.
Un Maître Respecté par Ses Pairs
Le réalisateur iranien Asghar Farhadi, dans un hommage touchant, a qualifié Beyzaie de son « grand professeur ». Il a exprimé sa tristesse de voir un tel talent s’éteindre en exil, ajoutant que Beyzaie incarnait l’essence même de l’identité iranienne. Leurs interactions et l’influence de Beyzaie sur la nouvelle génération de cinéastes illustrent sa stature dans le monde du cinéma.
Exploration des Racines Culturelles
Beyzaie s’est inspiré des mythologies et de l’histoire indo-iraniennes, intégrant des formes de théâtre indigène dans ses projets cinématographiques et théâtraux. Auteur de plus de 70 ouvrages, il a également écrit des pièces et des scénarios qui rendent hommage à la littérature persane. Son premier récit théâtral, Arash, écrit à 19 ans, témoigne déjà de son talent exceptionnel.
Une Voix Fondamentale du Théâtre Iranien
Dans son livre de 1965, Theatre in Iran, Beyzaie a fourni une étude approfondie des genres théâtraux iraniens. Ses recherches ont mis en lumière des pratiques telles que le Naqali (récit iranien) et le Kheimeh Shab Bazi (marionnettes iraniennes). Ces contributions sont essentielles pour comprendre les racines et l’évolution du théâtre en Iran.
Un Impact Durable au-delà des Frontières
Membre fondateur de plusieurs organisations culturelles, dont le Centre des cinéastes progressistes d’Iran, Beyzaie a également enseigné à l’Université de Stanford après avoir quitté l’Iran en 2010. Sa résilience face à la censure et son engagement à préserver et promouvoir la culture iranienne témoignent de son dévouement. En 2024, il avait été invité à rejoindre l’Académie des Oscars, un honneur qui souligne l’importance de son travail à l’échelle internationale.







