
Un revirement décisif : l’abandon des poursuites contre Powell
Le vendredi 24 avril 2026, la procureure de la capitale, Jeanine Pirro (nommée par Donald Trump), a annoncé via le réseau X qu’elle mettait fin aux poursuites visant Jerome Powell, accusé de mauvaise gestion liée aux surcoûts des travaux du siège de la Réserve fédérale. Exemple précis : l’enquête portait sur l’explosion des coûts de rénovation du bâtiment, un dossier ouvert depuis janvier et devenu central dans le débat public sur la responsabilité administrative de la Fed.
Pourquoi l’enquête a été perçue comme politique
L’affaire a rapidement été interprétée comme une pression politique : nombre d’observateurs ont vu dans l’enquête une réaction de l’administration face au refus perçu de la Fed d’abaisser rapidement les taux. Points clés :
- Motif allégué : représailles pour la politique monétaire jugée trop restrictive par le président.
- Précédent : une enquête similaire avait visé la gouverneure Lisa Cook quelques mois auparavant.
- Risque : mise en cause de l’indépendance institutionnelle de la Fed.
Exemple : même des membres républicains ont exprimé des réserves, craignant un précédent qui fragiliserait l’autonomie des banques centrales.
Effet immédiat sur la nomination de Kevin Warsh
L’abandon des poursuites ouvre la voie à une confirmation plus rapide de Kevin Warsh pour diriger la Fed, choix de l’exécutif pour succéder à Powell. Exemple concret : le sénateur Thom Tillis avait conditionné son appui à la fin des enquêtes contre Powell — son changement de posture retire un verrou potentiel à la majorité républicaine au Sénat. Cette décision administrative réduit donc un obstacle procédural qui bloquait la validation parlementaire.
Le rôle central de l’Inspecteur général
La procureure a expliqué que l’Inspecteur général (OIG) de la Fed, compétent pour contrôler les activités internes, prendrait le relais pour examiner les surcoûts. Exemple : le Bureau de l’Inspecteur général, rattaché au conseil des gouverneurs et en lien avec le Bureau de protection des consommateurs financiers, dispose des prérogatives pour auditer les contrats, dépenses et procédures administratives — ce qui justifie, selon Pirro, l’arrêt de l’enquête pénale.
Conséquences pour la politique monétaire et l’indépendance
La manœuvre a des implications directes pour la crédibilité de la Fed et la trajectoire des taux. Points clés :
- Indépendance : l’affaire renforce le débat sur la vulnérabilité de la banque centrale à des pressions politiques.
- Marchés : les investisseurs surveillent l’issue de la nomination pour anticiper d’éventuels changements de ligne.
- Calendrier : la Fed maintient alors ses taux entre 3,50 % et 3,75 %, et les attentes d’un premier assouplissement restent orientées vers la fin d’année selon les outils de marché.
Exemple : Powell devait présider la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) des 28 et 29 avril, potentiellement sa dernière, dans un contexte de tensions géopolitiques poussant les prix à la hausse.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
Pour les citoyens, les marchés et les décideurs, plusieurs éléments sont à suivre de près :
- Vote du Sénat : date et résultat de la confirmation de Kevin Warsh.
- Rapport de l’OIG : conclusions sur les surcoûts et recommandations éventuelles.
- Réactions du marché : volatilité sur les taux et les indices en cas de changement de la gouvernance.
- Signal politique : toute nouvelle intervention de l’exécutif sur la Fed et ses conséquences sur l’indépendance.
Exemple concret : si le Sénat confirme Warsh rapidement, les anticipations de politique monétaire pourraient se réorienter vers une posture plus pro-business ; à l’inverse, une procédure retardée prolongerait l’incertitude sur la continuité de la politique actuelle menée par Powell.





