Situation actuelle en Afrique du Sud : bilan et faits essentiels
Un foyer d’infection à hantavirus a été signalé en Afrique du Sud : à ce jour, un cas confirmé en laboratoire et cinq cas suspectés ont été rapportés, parmi lesquels trois personnes sont décédées et une est en soins intensifs. Ces informations proviennent de l’Organisation mondiale de la santé reprises par l’AFP. Points clés :
- Cas confirmés : 1 (laboratoire)
- Cas suspectés : 5
- Décès : 3
- Situation critique : 1 patient en réanimation)
Qu’est‑ce que le hantavirus ?
Le hantavirus est le nom donné à plusieurs virus du groupe Hantaviridae qui infectent principalement les rongeurs et, accidentellement, l’humain. Selon la souche, l’infection provoque des tableaux cliniques différents :
- Hantavirus pulmonaire (HPS) — observé surtout en Amérique (ex. : Sin Nombre) : détresse respiratoire rapide.
- Fièvre hémorragique avec syndrome rénal (HFRS) — observée en Eurasie (ex. : Hantaan) : atteinte rénale, saignements.
- Souches sud-américaines (ex. : Andes) peuvent provoquer formes sévères et transmission humaine rare).
Modes de transmission et facteurs de risque
La transmission à l’humain se fait généralement par exposition aux excrétas de rongeurs. Exemples et mécanismes :
- Inhalation d’aérosols contaminés lors du nettoyage de greniers, remises ou zones où vivent des rongeurs.
- Contact direct avec urine, fèces ou saliva d’animaux infectés, ou morsures de rongeurs.
- Facteurs favorables : proximité rurale, conditions climatiques favorisant la prolifération des rongeurs (pluies abondantes), stockage d’aliments accessible aux rongeurs.
Mesures de prévention et protection individuelle
La prévention repose sur la réduction du contact avec les rongeurs et leurs excrétas. Recommandations pratiques et exemples :
- Éviter de balayer à sec : humidifier les zones poussiéreuses avant nettoyage pour limiter l’aérosolisation.
- Équipement de protection : porter gants, masque respiratoire (idéalement N95) et lunettes de protection lors de nettoyage de lieux infestés.
- Mesures d’exclusion : boucher les trous d’accès, stocker les aliments hermétiquement, poser des pièges si nécessaire.
Prise en charge médicale et options thérapeutiques
Le diagnostic s’appuie sur des tests de laboratoire (PCR, sérologie) et la prise en charge est essentiellement de soutien. Points importants :
- Diagnostic : PCR pour détection virale et recherche d’anticorps.
- Traitement : réanimation respiratoire, oxygénothérapie; en cas d’insuffisance respiratoire sévère, recours possible à l’ECMO.
- Antiviraux : la ribavirine a montré une efficacité pour certains types de HFRS mais n’est pas universellement indiquée pour toutes les souches ; la prise en charge dépend du tableau clinique et des recommandations locales.
Surveillance, signes à surveiller et recommandations pour le public
Il est essentiel de surveiller l’apparition de symptômes après exposition potentielle et de suivre les consignes des autorités sanitaires. À observer et à faire :
- Signes d’alerte : fièvre soudaine, douleurs musculaires intenses, toux, essoufflement, saignements, maux de tête.
- Quand consulter : dès l’apparition de symptômes après contact possible avec des rongeurs, surtout en présence de difficultés respiratoires ou d’aggravation rapide.
- Suivi : signaler les cas suspects aux services de santé locaux et suivre les mises à jour de l’OMS et des autorités sanitaires sud‑africaines pour les recommandations locales.







