
La saison des pollens bat son plein dans l’Hérault
La région de l’Hérault connaît actuellement une hausse marquée des émissions de pollens, confirmée par Pascale Berthommé, Directrice déléguée santé publique et environnementale de Montpellier : graminées, cyprès, pariétaire et plantain sont actifs et provoquent des gênes pour une part importante de la population. Cette période se traduit par une augmentation des consultations pour nez qui coule, yeux rouges et crises d’asthme, et la vigilance reste de mise car la saison n’est pas terminée.
Calendrier des pollinisations : repères pratiques
Les périodes d’émission varient selon les espèces : le cyprès libère son pollen tôt dans l’année (fin d’hiver et début de printemps), les graminées atteignent souvent leur pic au printemps (printemps tardif, mai–juin), tandis que la pariétaire et le plantain peuvent prolonger l’exposition en été. Le climat méditerranéen de l’Hérault tend à :
- allonger la durée de la saison pollinique;
- décaler légèrement les pics selon les années;
- favoriser des périodes d’exposition répétées après des épisodes chauds et secs.
Symptômes courants et impacts concrets
Les réactions varient de légères à sévères : rhinite allergique (éternuements, congestion, écoulement nasal), conjonctivite (démangeaisons, larmoiement) et exacerbation de l’asthme. Exemple précis : un adulte allergique aux graminées peut présenter une baisse notable de sommeil et de productivité pendant les pics de mai–juin, tandis qu’un enfant sensible à la pariétaire développera souvent des crises d’éternuements et des yeux irrités en fin de printemps-été.
Mesures pratiques pour limiter l’exposition
Pour réduire les symptômes, des gestes simples et efficaces existent :
- Surveiller les bulletins pollen (RNSA) et limiter les sorties lors des jours à risque élevé;
- Fermer fenêtres le matin et le soir, utiliser la climatisation et des filtres si possible;
- Se doucher et changer de vêtements après des activités extérieures;
- Porter des lunettes de soleil, un masque lors de tonte ou jardinage;
- Éviter les activités physiques intenses en plein air pendant les pics.
Quand consulter et quelles prises en charge envisager
Si les symptômes persistent malgré les mesures préventives, il est recommandé de consulter un médecin généraliste ou un allergologue : tests cutanés ou bilans sanguins peuvent identifier les allergènes en cause. Les options thérapeutiques incluent les antihistaminiques oraux, les corticostéroïdes nasaux topiques, les collyres, et pour les formes plus sévères l’immunothérapie spécifique (sous-cutanée ou sublinguale) qui modifie durablement la sensibilité. Exemple : un patient présentant rhinite persistante et asthme contrôlé de façon insuffisante peut bénéficier d’un bilan allergologique suivi d’un protocole d’immunothérapie pour réduire durablement les symptômes.
Enjeux environnementaux et perspectives pour la santé publique
Le climat et l’aménagement urbain jouent un rôle important : la présence de cyprès dans les alignements d’arbres et des étés plus chauds favorisent des saisons plus longues et des pics plus intenses. Les autorités locales et les réseaux de surveillance (ex. RNSA) renforcent la communication pour aider les citoyens à anticiper les périodes à risque. À moyen terme, une stratégie combinant surveillance, information, choix d’essences moins allergènes et suivi médical adapté permettra de mieux protéger les personnes sensibles.Graminées, cyprès, pariétaire, plantain… les émissions de pollens battent leur plein dans l’Hérault. Et malheureusement, ce n’est pas terminé d’après Pascale Berthommé, la Directrice déléguée santé publique et environnementale pour la ville de Montpellier.








