
Des ONG sonnent l’alarme : appel urgent pour l’aide humanitaire à Gaza
Plus de 20 organisations non gouvernementales présentes à Gaza ont publié une déclaration commune le 17 septembre 2025, demandant aux États d’exercer tous les leviers politiques, économiques et juridiques pour faire entrer l’aide humanitaire dans l’enclave. Ce texte intervient après l’accusation de « crime de génocide » formulée par une commission d’enquête de l’ONU et met en lumière l’urgence d’une intervention coordonnée face à une situation humanitaire dramatique.
Restrictions et entraves : l’aide bloquée malgré des stocks disponibles
À l’extérieur de Gaza, des stocks de nourriture et de médicaments existent et sont prêts à être dispatchés. À l’intérieur, les équipes humanitaires, dont 40 travailleurs gazaouis pour l’ONG Care, font face à des pénuries sévères. Les ONG insistent : il suffirait que les autorités concernées lèvent les interdictions pour permettre l’accès immédiat aux populations.
Des déplacements forcés et une population au bord de la famine
Les organisations dénoncent des déplacements forcés massifs et une situation alimentaire qui se détériore rapidement. Points clés :
- Déplacements répétés du personnel et des civils qui fragilisent la continuité de l’aide.
- Équipes humanitaires dénutries et confrontées aux mêmes risques que la population.
- Risque de famine si l’aide n’est pas acheminée sans délai.
Un constat sévère des humanitaires : une attaque contre les civils
Les témoignages recueillis parlent d’une situation « inédite » pour les humanitaires : une attaque massive et déterminée contre des populations civiles qui a pour effet de déshumaniser et d’empêcher l’action humanitaire. Ces propos traduisent l’indignation des équipes qui voient leur capacité d’intervention neutralisée par des contraintes extérieures.
Demandes concrètes adressées aux États et à la communauté internationale
Les ONG réclament une action décisive avant la réunion des Nations Unies prévue une semaine plus tard, où plusieurs pays envisagent de reconnaître l’État de Palestine. Exemples de mesures demandées :
- Lever immédiatement les interdictions entravant l’acheminement de l’aide.
- Mettre en place des corridors humanitaires sécurisés et surveillés.
- Appliquer des pressions diplomatiques et économiques ciblées pour garantir l’accès.
Conséquences humanitaires et responsabilité
Les ONG rappellent que la rhétorique n’est plus suffisante : il faut des actes concrets. Elles mettent en avant la responsabilité des États de faire usage de leurs moyens pour empêcher que la population gazaouie ne sombre davantage dans la faim et la privation. L’appel vise aussi à faire tomber le paravent de l’ignorance — « désormais, plus personne ne pourra dire qu’on ne savait pas » — et à mobiliser une réponse internationale coordonnée et efficace.



