Un chef d’orchestre des plateaux : la disparition de John Hockridge
John Hockridge, premier assistant réalisateur respecté, est décédé le 17 avril à Portland, Oregon, des suites d’un cancer du foie diagnostiqué au stade 4 en décembre. Il avait 79 ans et laisse derrière lui une filmographie marquée par une collaboration étroite avec le réalisateur Peter Segal, notamment sur les succès avec Adam Sandler. Exemples marquants :
- Anger Management — coordination d’équipes sur des scènes comiques et d’action.
- 50 First Dates — gestion logistique d’un tournage fortement dépendant d’extérieurs et d’acteurs principaux.
- The Longest Yard (remake) — orchestration de scènes de sport et de foule.
Un parcours tissé de collaborations célèbres
Sa carrière a été jalonnée de collaborations avec des réalisateurs de premier plan, ce qui témoigne de sa polyvalence et de sa fiabilité. Parmi ses associations les plus notables :
- John Badham — Drop Zone (1994), Nick of Time (1995).
- Jerry Zucker — Ghost (1990), Rat Race (2001).
- David Zucker — Scary Movie 3 (2003).
Ces exemples illustrent sa capacité à passer de la comédie au thriller, en maîtrisant des enjeux techniques très différents.
Le rôle essentiel du premier assistant réalisateur
Hockridge résumait simplement sa fonction : les A.D. sont avant tout des gestionnaires logistiques. En pratique, son travail impliquait :
- Préparer le plateau pour que le directeur de la photographie et les acteurs soient prêts.
- Coordonner les équipes (casting, cascadeurs, techniciens) pour optimiser le temps de tournage.
- Maintenir le rythme et la discipline sans recourir à l’intimidation — il se décrivait comme « pas un grand hurleur ».
Ces responsabilités montrent pourquoi un A.D. expérimenté est indispensable pour tenir des calendriers de production serrés.
Des origines au cinéma : trajectoire et formation
Né le 2 avril 1947 à Mexico, Missouri, John Edward Hockridge a d’abord étudié l’ingénierie avant d’obtenir un diplôme en design graphique en 1969. Il est arrivé à Hollywood en 1969 dans sa Volkswagen, coiffé de sa fameuse chevelure rousse, et a étudié à l’ArtCenter College of Design à Pasadena. Parcours et exemples de débuts :
- Travail dans la publicité et le développement photo, puis passage aux plateaux de tournage.
- Premiers crédits télé : Charlie’s Angels, T.J. Hooker.
- Premier film en A.D. : Star Trek III: The Search for Spock (1984).
Une filmographie variée et une longévité professionnelle
Hockridge a accumulé des crédits sur des films et séries très différents, démontrant son adaptabilité aux genres et aux contraintes de production. Parmi ses autres crédits notables :
- Soapdish, Necessary Roughness, Wayne’s World, Sliver.
- Années 2000 : The Mothman Prophecies, Scary Movie 3, Cats & Dogs: The Revenge of Kitty Galore, Get Smart, Grudge Match.
Il a travaillé de longues années pour Paramount, puis en freelance, avant de prendre sa retraite en 2013 et de voyager à travers le monde.
Héritage humain et souvenirs personnels
Au-delà de sa carrière, Hockridge était apprécié pour sa convivialité et ses plaisirs simples : un bon repas en famille et la contemplation du coucher du soleil. Sa fille Lindsey Hockridge a communiqué son décès à The Hollywood Reporter. Il laisse :
- Deux filles : Lindsey et Kailey.
- Leurs partenaires : Michael et William, ainsi que trois petits-enfants.
Son héritage professionnel reste celui d’un régisseur discret mais central, dont le travail a permis à de nombreux films populaires d’aboutir.








