
État critique : la situation telle qu’elle se présente
La lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, est aujourd’hui décrite comme étant « entre la vie et la mort » après une hospitalisation en urgence le week‑end des 2 et 3 mai, a déclaré son avocate le 5 mai. Lors d’un point presse à Paris, Me Chirinne Ardakani a alerté sur le risque de décès imminent et sur la nécessité d’agir rapidement pour préserver sa vie ; cet appel reflète l’inquiétude de ses proches et des organisations de défense des droits humains.
Détérioration médicale : symptômes et transferts
Selon la fondation de la militante et des témoignages concordants, Narges Mohammadi a été transférée début mai de la prison de Zanjan vers un hôpital local après une dramatiqe détérioration de son état, marquée par deux épisodes de perte totale de conscience et une crise cardiaque. Exemples précis et points clairs :
- Perte de poids : elle a perdu environ 20 kg en détention.
- Troubles neurologiques et d’élocution : difficultés à parler, état « méconnaissable » selon son avocate.
- Urgence cardiaque : épisodes de perte de conscience et suspicion d’arrêt cardiaque partiel nécessitant des soins immédiats.
Ces éléments soulignent un besoin urgent d’accès à une équipe médicale spécialisée.
Parcours et combats : une militante de longue date
Narges Mohammadi, 54 ans, est connue pour plus de deux décennies d’engagement contre la peine de mort et contre le code vestimentaire strict imposé aux femmes en Iran ; elle a été récompensée par le prix Nobel de la paix en 2023. Ses actions incluent des dénonciations publiques, la défense de détenus politiques et la promotion de réformes juridiques. Exemple d’impact : son profil international a permis d’attirer l’attention sur les conditions carcérales et les atteintes aux droits civiques, consolidant un réseau de soutien en Europe et au‑delà.
Cadre judiciaire : arrestation et condamnations
Arrêtée le 12 décembre à Mashhad après des propos critiquant les autorités religieuses lors d’une cérémonie funéraire, Narges Mohammadi a été condamnée en février à six années de prison pour « atteinte à la sécurité nationale » et à un an et demi pour « propagande contre le système islamique ». Ces décisions s’inscrivent dans un contexte plus large où ses multiples emprisonnements au cours des 25 dernières années témoignent d’une répression répétée de son activisme.
Réactions internationales et demandes de transfert
Sa famille — notamment son mari et leurs deux enfants — réside à Paris et a multiplié les appels au secours ; son avocate a sollicité une prise de position plus ferme du président Emmanuel Macron. Organisations et acteurs mobilisés :
- Reporters sans frontières (Jonathan Dagher) a évoqué un danger de mort et demandé une action urgente.
- Comité de soutien à Paris et la fondation Mohammadi exigent le transfert à Téhéran pour qu’elle soit soignée par son équipe médicale habituelle.
- Médias internationaux et ONG appellent à une pression diplomatique accrue et à la surveillance des soins reçus en détention.
Ces réactions traduisent une volonté de conjuguer pression diplomatique et visibilité médiatique pour influer sur la prise en charge médicale.
Actions possibles et points d’attention immédiats
Face à l’urgence, plusieurs démarches concrètes peuvent être envisagées pour tenter d’améliorer sa situation et réduire les risques :
- Pression diplomatique : demandes formelles de transfert médical et de visites consulaires, notamment via les ambassades et institutions européennes.
- Soutien médical : exiger l’accès à son équipe médicale personnelle et à des spécialistes cardiologiques et neurologiques.
- Visibilité médiatique : amplification des témoignages et des rapports de santé pour maintenir la pression internationale (ex. communiqués d’ONG, articles de fond, conférences de presse).
- Actions juridiques : recours internationaux et suivi des procédures pénales pour documenter les conditions de détention.
En insistant sur ces voies — diplomatique, médicale, médiatique et juridique — les soutiens espèrent empêcher une issue fatale et garantir le droit fondamental à des soins appropriés pour Narges Mohammadi.






