Première mondiale à la Mostra de Venise
Le festival de film de Venise a ouvert les portes à Father Mother Sister Brother de Jim Jarmusch avec une première mondiale au Lido dimanche soir. Ce film, produit par Mubi, a marqué un moment fort de l’événement, réunissant des célébrités du cinéma autour de cette œuvre intrigante.
Une ovation triomphale
Avec un public en salle, le film a suscité une réaction enthousiaste, culminant en une ovation debout de cinq minutes. Les membres de la distribution présente, dont Cate Blanchett, Charlotte Rampling, Vicky Krieps, Mayim Bialik, Luka Sabbat et Indya Moore, ont montré leur émotion, créant une atmosphère de célébration indéniable. Dès les premiers applaudissements, Krieps a été entendue dire à Jarmusch : “C’est si bon, c’est si bon.”
Une histoire en triptyque
Le film de Jarmusch est décrit comme un triptyque, révélant trois récits interconnectés centrés sur les relations entre adultes et leurs parents, souvent distants. Chaque chapitre se déroule dans un pays différent :
- Father : dans le nord-est des États-Unis, avec des acteurs comme Waits, Driver et Bialik.
- Mother : à Dublin, mettant en avant Blanchett, Rampling et Krieps.
- Sister Brother : à Paris, avec Sabbat et Moore.
Une approche unique du cinéma
Dans sa déclaration, Jarmusch explique que Father Mother Sister Brother est un film anti-action, prônant un style subtil où les détails s’accumulent lentement, comme des fleurs dans une composition délicate. Collaborant avec des cinéastes de renom, il transforme ses mots en un cinéma pur.
Un processus créatif fascinant
Lors de la conférence de presse, Jarmusch a partagé que l’idée du film lui est venue sans explication précise. « J’emporte habituellement mes idées pendant un an ou plus, mais j’ai écrit celui-ci en trois semaines », a-t-il confié. Il insiste sur l’importance de visionner les trois chapitres ensemble, soulignant la structure qu’il a soigneusement élaborée.
Un projet controversé
Le festival a également abordé la question du soutien financier de Mubi, notamment un investissement controversé de 100 millions de dollars de Sequoia Capital, lié à des projets discutables. Jarmusch a exprimé sa déception face à cette association, plaidant pour une indépendance totale dans le financement de son art. “Je considère que presque tout l’argent d’entreprise est de l’argent sale,” a-t-il déclaré, révélant les complexités de la responsabilité éthique dans l’industrie cinématographique.



