
Reprise du dialogue national à Nouakchott
Le 6 avril 2026, à 11h, la majorité présidentielle et deux coalitions de l’opposition ont repris à Nouakchott des discussions sur un dialogue national interrompu, dans un contexte de fortes tensions sociales. Exemple précis : les réunions se tiennent au Palais des Congrès, placé sous haute surveillance en raison des manifestations contre la vie chère. Points clés :
- Période : sessions préparatoires tenues ces dernières semaines;
- Acteurs : majorité, deux coalitions d’opposition, coordinateur Moussa Fall;
- Contexte : contestation sociale et inquiétudes sur la légitimité du processus.
Point de blocage : le nombre de mandats présidentiels
Le cœur du désaccord porte sur la question du nombre de mandats présidentiels, l’opposition accusant le pouvoir de vouloir ouvrir la voie à un troisième mandat. Exemple : les discussions ont été suspendues brutalement la semaine précédente à cause de ce seul point. En synthèse :
- Opposition : craintes d’une révision constitutionnelle permettant un troisième mandat;
- Majorité : démenti et accusation de « procès d’intention »;
- Enjeu : crédibilité du dialogue et confiance dans le calendrier électoral.
Implication personnelle du chef de l’État
Pour débloquer la situation, le président Mohamed Ould Ghazouani est intervenu directement, multipliant les consultations avec les leaders politiques ; il a été réélu il y a deux ans pour un second mandat. Exemple : des rencontres bilatérales ont eu lieu entre le chef de l’État et des responsables de l’opposition. Actions engagées :
- Médiation : rôle du coordinateur Moussa Fall;
- Consultations directes : entre le président et des chefs de partis;
- Objectif : lever le blocage sur les mandats pour permettre la poursuite du dialogue.
Revendications de l’opposition et enjeux de transparence
L’opposition met l’accent sur la transparence du processus électoral et la réparation des victimes des violences des années 1989-1991, qui ont visé les Négro‑Mauritaniens. Exemple concret : la demande d’une feuille de route pour la réparation et d’un observatoire indépendant du scrutin. Principales demandes :
- Transparence : audits, observateurs indépendants, calendrier clair;
- Réparations : indemnisation et reconnaissance pour les victimes des exactions;
- Inclusivité : garantie de participation de toutes les formations politiques.
La position de l’Insaf et l’agenda de la majorité
Le parti au pouvoir, l’Insaf, plaide pour l’apaisement et assure que la révision constitutionnelle pour un troisième mandat n’a jamais été à l’ordre du jour, décrivant les accusations comme un procès d’intention. Exemple : responsables de l’Insaf soulignant que le dialogue vise à « consolider l’unité nationale ». Priorités annoncées par la majorité :
- Gouvernance : réformes administratives et lutte contre la corruption;
- Unité : initiatives pour réduire les tensions intercommunautaires;
- Dialogue : volonté affichée de poursuivre les discussions malgré les divergences.
Climat social, boycott et scénarios pour la suite
Le climat social reste lourd, avec des manifestations contre la vie chère et des formations comme la Refondation pour une action globale (RAG) de Biram Dah Abeid qui ont choisi de boycotter les assises, les jugeant non inclusives. Exemple : abstention de la RAG lors des réunions préparatoires. Scénarios plausibles et points à surveiller :
- Accord sur les mandats : adoption d’un texte clarifiant la limitation des mandats;
- Échec : poursuite du blocage et amplification des mobilisations;
- Compromis : calendrier électoral renforcé, observateurs internationaux et engagement sur les réparations.
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