Un concert intime au cœur d’Hollywood
Paul McCartney a transformé le Fonda Theatre en un écrin chaleureux pour 1 200 fans, ouvrant la soirée par « Help ». Ce format réduit contraste avec les stades habituels et crée une proximité rare : exemples précis — applaudissements à chaque refrain, regards vers les coulisses et une ambiance de célébration après l’annonce d’un nouveau single et d’un album attendu. Ce type de halte courte mais dense suit d’autres mini-tournées récentes (trois dates au Bowery Ballroom, février 2025 ; Pinnacle à Nashville, novembre).
Une setlist qui traverse les époques
La soirée a succédé comme une leçon d’histoire musicale, mêlant Wings, Beatles et titres solo, et illustrant la richesse d’un catalogue unique. Points clés :
- Wings en début de set : « Let Me Roll It », « Jet », « Let ’Em In ».
- Retour aux Beatles au milieu : « Ob‑La‑Di, Ob‑La‑Da », « Get Back », « I’ve Just Seen a Face ».
- Transitions instrumentales : McCartney alternant guitare, basse et piano, démontrant sa polyvalence en live.
Moments acoustiques et instants de grâce
L’un des temps forts fut une version dépouillée de « Blackbird », guitare seule et projecteur — la foule a chanté en chœur, craignant de rompre l’intimité jusqu’à l’applaudissement final. Autre moment marquant, la conclusion en medley d’Abbey Road (« Golden Slumbers / Carry That Weight / The End »), exemple de comment McCartney sait mêler émotion et maîtrise scénique pour clore un concert sur une note solennelle et fédératrice.
Le sens de la conversation: anecdotes et complicité
McCartney a ponctué le set d’anecdotes chaleureuses, créant une proximité affective avec le public : souvenir de Tony Bennett chantant hors micro pour louer l’acoustique, évocation des premiers concerts à Liverpool où les hommes fixaient les guitares tandis que les femmes hurlaient — illustrant la naissance de la Beatlemania. Exemples d’interactions directes :
- Réponses aux cris du public et échanges drôles.
- Clin d’œil à Morgan Neville, réalisateur du documentaire Man on the Run.
Choix de repertoire et absences remarquées
Face à un répertoire aussi vaste, certains titres emblématiques ne figurent pas à chaque date — c’est le compromis du format. À l’affiche mais absents vendredi soir : Yesterday, Band on the Run, Live and Let Die, Maybe I’m Amazed. Cela illustre deux points clés :
- La nécessité de varier les setlists pour préserver la fraîcheur et surprendre les fidèles.
- La possibilité qu’un morceau manquant apparaisse lors de la seconde soirée (exemple pratique : échanges de titres d’un soir à l’autre).
Entre héritage et nouvel élan
La soirée a rappelé l’ampleur du legs musical de McCartney tout en s’inscrivant dans un présent actif : sortie récente d’un single et annonce d’un premier album en cinq ans, plus la continuité scénique après la tournée Got Back. La formule du Fonda — proximité, anecdotes, arrangements soignés — montre comment un artiste historique peut célébrer son passé tout en préparant l’avenir, et laisse la promesse d’imprévus lors de la suivante. Setlist complète (exemples et ordre joué) :
- Help
- Coming Up
- Going To Get You Into My Life
- Let Me Roll It
- Getting Better
- Let ’Em In
- Valentine
- Nineteen Hundred and Eighty-Five
- I’ve Just Seen a Face
- Every Night
- Love Me Do
- Blackbird
- Now and Then
- Lady Madonna
- Flaming Pie
- Jet
- Ob‑La‑Di, Ob‑La‑Da
- Get Back
- Let It Be
- Hey Jude
- Golden Slumbers
- Carry That Weight
- The End
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