Une crise masquée : le burn-out à l’échelle mondiale
Joseph Jebelli alerte sur une réalité inquiétante : selon lui, le burn-out et la sur-activité ont pris des proportions quasi pandémiques, et il avance le chiffre de 750 000 décès annuels liés aux conséquences du surmenage. Il souligne aussi que trois travailleurs sur cinq peinent à préserver un équilibre vie professionnelle / vie privée. Exemples concrets : une infirmière épuisée par des horaires interminables, un postdoctorant en sciences enchaînant nuits et week-ends au laboratoire. Points clés :
- Statistique accusatrice : 750 000 décès évoqués par Jebelli.
- Équilibre rompu : 60 % des travailleurs concernés selon son constat.
- Manifestations : épuisement, troubles du sommeil, diminution de la créativité.
Le concept central de « The Brain At Rest »
Dans son livre à paraître, The Brain At Rest (2025), Jebelli propose une idée simple mais radicale : intégrer des moments réguliers de « ne rien faire » pour améliorer la créativité et l’efficacité. Il recommande notamment une sieste quotidienne de 30 minutes et des plages de laisser-aller mental. Exemple précis : un chercheur qui bloque sur un protocole expérimentateur renoue avec la solution après une pause de 20–30 minutes. Bénéfices mis en avant :
- Boost créatif : idées nouvelles émergent lors de la rêverie.
- Efficacité : meilleure prise de décision après une pause.
- Prévention : réduction du risque d’épuisement à long terme.
La « culpabilité de productivité » : témoignage et mécanismes
Jebelli revient sur son expérience personnelle pendant son doctorat en neurosciences : il décrit la culpabilité de productivité, ce sentiment d’évaluer sa valeur par le nombre d’heures passées au travail. Exemple : rester tard au laboratoire « pour en faire plus » même quand la qualité décroit. Signes à surveiller :
- Horaires excessifs sans gain réel en résultats.
- Peine à s’autoriser des pauses, même courtes.
- Auto-dévalorisation quand on n’est pas en activité visible.
Siestes et pauses : comment les intégrer au quotidien
Jebelli préconise de normaliser la sieste et le vagabondage mental : il rêve d’espaces de sieste dans tous les laboratoires et lieux de travail. Exemples d’implémentation réussie : entreprises technologiques qui offrent des pods de repos, universités installant des salles calmes. Conseils pratiques pour une sieste efficace :
- Durée : 20–30 minutes pour éviter l’inertie post-sieste.
- Moment : début d’après-midi, après le déjeuner.
- Cadre : endroit sombre, calme, température modérée.
Pourquoi laisser le cerveau se reposer améliore les performances
La science soutient que pauses et siestes facilitent la consolidation de la mémoire, la régulation émotionnelle et la créativité. Par exemple, de courtes siestes favorisent la résolution d’un problème mathématique complexe en permettant au cerveau de recombiner des idées. Mécanismes et gains :
- Consolidation : meilleure mémorisation des acquis.
- Restauration attentionnelle : capacité à se concentrer de nouveau.
- Réduction du stress : baisse des hormones liées à l’alerte chronique.
Passer à l’action : recommandations pour individus et organisations
Pour transformer ces idées en pratiques concrètes, Jebelli propose des mesures simples et testables. Exemple d’un plan d’action à mettre en place : instituer une pause protégée de 30 minutes, aménager une salle de repos, et faire évoluer la culture managériale pour valoriser la récupération. Étapes recommandées :
- Pour les individus : programmer quotidiennement 30 minutes de pause, tester différentes durées et moments.
- Pour les équipes : créer un espace de repos et instaurer des règles qui légitiment la pause.
- Pour les décideurs : mesurer l’impact (bien-être, productivité) et communiquer des exemples positifs.
Écoutez la discussion complète entre Joseph Jebelli et Holly Newson sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=UInK-OynYEc
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