Un enjeu vital pour la planète
Le bon état des sols est l’un des piliers les plus décisifs de la préservation des écosystèmes et de la lutte contre le changement climatique. Lorsqu’un sol est fertile, vivant et bien structuré, il stocke mieux l’eau, nourrit la biodiversité et soutient l’agriculture. À l’inverse, un sol dégradé devient plus vulnérable à l’érosion, perd sa capacité de production et libère davantage de carbone dans l’atmosphère.
Pourquoi les sols comptent autant
Les sols ne sont pas de simples surfaces sur lesquelles poussent les plantes : ils abritent une immense diversité d’organismes, des bactéries aux vers de terre, qui participent à leur fertilité. Ils jouent aussi un rôle de réservoir de carbone, capable de retenir davantage de CO2 que l’atmosphère et la végétation réunies. En pratique, un hectare de terre bien gérée peut soutenir des cultures, filtrer l’eau et limiter les effets des sécheresses.
- Stockage du carbone dans la matière organique
- Protection de la biodiversité souterraine et de surface
- Régulation de l’eau et limitation du ruissellement
- Soutien à la production alimentaire locale et mondiale
La désertification, un processus qui avance silencieusement
La désertification désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches. Elle ne signifie pas seulement l’arrivée du désert au sens strict, mais une perte progressive de productivité des sols, souvent liée à la combinaison de plusieurs facteurs : surexploitation agricole, déforestation, surpâturage, variabilité climatique et sécheresses répétées. Dans des régions comme le Sahel, certaines parties de l’Asie centrale ou du bassin méditerranéen, ce phénomène fragilise déjà les moyens de subsistance de millions de personnes.
Une conférence en Mongolie pour remettre le sujet au premier plan
La convention sur la désertification réunit en Mongolie des représentants d’États, d’organisations internationales, de chercheurs et d’acteurs locaux afin de relancer l’attention mondiale sur cet enjeu. Ce type de rencontre est essentiel pour rappeler que la dégradation des terres n’est pas un problème isolé : elle touche à la sécurité alimentaire, à la stabilité économique et aux migrations environnementales. La Mongolie elle-même connaît des pressions fortes sur ses pâturages, notamment en raison des conditions climatiques extrêmes et des évolutions des pratiques pastorales.
- Échanger des données scientifiques sur l’état des terres
- Coordonner les politiques publiques entre pays concernés
- Valoriser les savoir-faire locaux en gestion durable
- Mobiliser des financements pour la restauration des sols
Des solutions concrètes existent déjà
Face à la dégradation des sols, plusieurs approches ont montré leur efficacité. L’agroécologie, l’agroforesterie, la rotation des cultures, la réduction du labour ou encore la restauration des zones humides permettent d’améliorer la santé des terres tout en maintenant la production. Dans certaines régions du Niger, par exemple, la régénération naturelle assistée a favorisé le retour d’arbres utiles aux cultures et au bétail. En Chine, de grands programmes de reboisement et de fixation des dunes ont aussi permis de freiner l’avancée de la dégradation.
Un défi global qui exige une action durable
Préserver les sols demande une vision de long terme, car les bénéfices d’une bonne gestion apparaissent parfois après plusieurs années, alors que les dégâts peuvent être rapides. Les politiques publiques, les agriculteurs, les scientifiques et les citoyens ont tous un rôle à jouer pour réduire la pression sur les terres et renforcer leur résilience.
- Réduire l’érosion par des pratiques adaptées
- Restaurer les terres dégradées avec des projets ciblés
- Protéger les écosystèmes qui soutiennent la fertilité
- Reconnaître le sol comme un allié central du climat
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