
Nouvelle flambée de violences au Kordofan du Nord
Un regain de tensions a embrasé le Kordofan du Nord ce week‑end, avec des attaques des Forces de soutien rapide (FSR) visant des points névralgiques. La ville d’El‑Obeid, carrefour routier stratégique du pays, a été particulièrement visée, révélant l’intensification d’un conflit qui affecte désormais plusieurs régions soudanaises.
Des drones utilisés contre des cibles civiles
Les FSR ont employé des drones kamikazes pour frapper des infrastructures civiles et vitales, semant la panique parmi la population. Les objectifs signalés comprennent :
- la zone industrielle d’El‑Obeid ;
- l’université de Kordofan ;
- un centre de secours médical ;
- autres installations civiles situées en zones peuplées.
Selon les autorités militaires, neuf drones ont été abattus, mais les FSR n’ont pas formulé de commentaire public sur ces opérations.
Attaque surprise à Dilling et riposte
Parallèlement, les FSR ont lancé une attaque surprise contre Dilling, à environ 160 km à l’ouest d’El‑Obeid. L’armée affirme avoir repoussé cette offensive. Cet épisode s’inscrit dans une série d’actions visant à contrôler des villes clés et des axes de ravitaillement, avec des conséquences directes sur l’accès des civils aux biens de première nécessité.
Alliances et enjeux locaux
Les affrontements ne se limitent pas aux seuls FSR : Dilling a été assiégée par des forces du Mouvement populaire de libération du Soudan‑Nord (SPLM‑N), dirigé par Abdelaziz al‑Hilu, allié des FSR. L’intervention de l’armée il y a un mois avait permis un ravitaillement temporaire de la population, illustrant la nature mouvante et fragmentée des alliances sur le terrain.
Impact humanitaire et sécurité régionales
Depuis plusieurs mois, le conflit s’étend au-delà du Darfour vers les trois États du Kordofan et le Nil Bleu, entraînant une détérioration sévère de la situation humanitaire et sécuritaire. Conséquences observées :
- augmentation des victimes civiles ;
- entraves à l’aide humanitaire ;
- déplacements de populations et crises de ravitaillement ;
- destruction d’infrastructures éducatives et médicales.
Ces dynamiques compliquent les interventions internationales et locales destinées à protéger les civils et à rétablir l’accès aux services essentiels.
Dangers des attaques par drones pour l’action humanitaire
La multiplication des frappes par drones inquiète les acteurs des droits de l’homme. Le Haut‑commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a récemment dénoncé ces attaques qui tuent de plus en plus de civils et rendent l’aide humanitaire plus périlleuse. Exemples concrets :
- hôpitaux et centres de secours visés, réduisant la prise en charge médicale ;
- universités frappées, perturbant l’éducation et l’avenir des jeunes ;
- infrastructures logistiques atteintes, entravant la distribution de vivres et de médicaments.
Face à ce tableau, l’escalade au Soudan exige une attention internationale renforcée et des initiatives visant à protéger les populations civiles et à rétablir des corridors humanitaires sûrs.
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