Soudan : offensive militaire au Kordofan, FSR intensifient attaques de drones

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Contexte et enjeux du regain des combats au Kordofan

Les affrontements entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) se sont intensifiés ces dernières semaines dans l’État du Kordofan de l’Ouest. Après la prise par l’armée de la ville stratégique de Bara, située sur l’axe reliant El Facher (Darfour du Nord) à Khartoum, les FSR ont lancé des contre-attaques visant à perturber les lignes de ravitaillement et à frapper des objectifs militaires et civils au sud du pays.

Opérations de drones et cibles visées

Les FSR ont eu recours à des drones pour frapper plusieurs sites clés :

  • le quartier général de la 18e division de l’armée ;
  • des dépôts de carburant le long du Nil et la ville de Kosti dans l’État du Nil blanc ;
  • la plus grande centrale électrique du Soudan à Kosti, ainsi que la base aérienne et l’aéroport de Kenana.

Ces attaques montrent une volonté de cibler non seulement les forces ennemies mais aussi les infrastructures essentielles pour affaiblir la résilience logistique du pays.

La situation à el Obeid et le théâtre nord du conflit

La ville d’el Obeid, capitale du Kordofan du Nord et contrôlée par l’armée, a subi des bombardements répétés de drones des FSR. Autour d’el Obeid, des localités comme Kazkil et Rayache connaissent des va-et-vient de contrôle entre les belligérants, traduisant un front fluide et des combats acharnés pour les positions locales stratégiques.

Échecs des initiatives de cessez-le-feu

Les tentatives de médiation n’ont pas encore permis de freiner la violence. Une proposition de trêve de trois mois, présentée par le quartet pour le Soudan sous l’égide des États-Unis, a été refusée par le gouvernement soudanais. Les deux camps déclarent vouloir poursuivre les opérations jusqu’à une victoire militaire, ce qui diminue les perspectives immédiates d’apaisement.

Conséquences humanitaires et risques stratégiques

Les frappes sur des infrastructures civiles essentielles augmentent les risques humanitaires et économiques :

  • ruptures d’approvisionnement en énergie et carburant (attaques sur centrales et dépôts) ;
  • menace sur le transport aérien et logistique (bases et aéroports touchés) ;
  • déplacements de population et aggravation des besoins d’assistance.

Ces éléments portent le conflit au-delà d’un simple affrontement militaire, affectant durablement les capacités publiques et la vie quotidienne des civils.

Scénarios possibles et points de vigilance

Plusieurs trajectoires peuvent émerger :

  • escalade prolongée si aucune médiation efficace n’est trouvée ;
  • fragmentation du contrôle territorial avec une multiplication des fronts locaux (ex. autour d’el Obeid) ;
  • hausse des attaques sur les infrastructures critiques, accentuant la crise humanitaire.

Points de vigilance : la fréquence des frappes de drones, la sécurité des axes de ravitaillement (Bara–El Facher–Khartoum) et la capacité des acteurs internationaux à imposer une trêve durable.


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