
Un nouveau Conseil de la paix pour Gaza : quoi et qui
Donald Trump a annoncé la création d’un Conseil de la paix pour Gaza qu’il présidera. La liste des membres combine des personnalités politiques, des financiers et des diplomates — parmi eux Marco Rubio, Tony Blair, Jared Kushner et Ajay Banga — chargés de piloter la stabilization et la reconstruction du territoire palestinien. Ce groupe, présenté comme un “founding executive board”, aura des responsabilités thématiques précises pour coordonner les efforts internationaux.
Composition et responsabilités précises
Le conseil comprend sept personnalités dont cinq Américains et deux internationaux. Chaque membre supervisera un domaine clé pour la réussite à long terme de Gaza :
- Mise en place de structures de gouvernance : création d’institutions locales temporaires et formation administrative.
- Relations régionales : coordination diplomatique avec voisins et acteurs régionaux.
- Reconstruction : planification et exécution des travaux d’infrastructure et de logement.
- Attractivité pour les investissements : mesures incitatives pour les investisseurs privés.
- Financement à grande échelle : mobilisation de fonds publics et privés.
- Mobilisation de capital : partenariats avec fonds d’investissement et banques.
Acteurs clés et rôles opérationnels
Parmi les désignés, certains occupent des fonctions stratégiques : Steve Witkoff comme émissaire spécial américain pour le Moyen‑Orient, Nickolay Mladenov nommé Haut-représentant pour Gaza, et le général Jasper Jeffers chargé de diriger la force internationale de stabilisation. Des acteurs financiers comme Marc Rowan et Ajay Banga sont intégrés pour garantir l’accès au capital et aux financements nécessaires.
Supervision d’un comité palestinien apolitique
Le Conseil aura la charge de superviser un comité palestinien temporaire et apolitique composé de 15 technocrates, dirigé par Ali Shaath, ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire. Ce comité est censé piloter la première phase de la reconstruction sur le terrain et assurer une gestion technique et neutre des opérations.
Phases du plan et mesures concrètes
Le plan américain est structuré en phases. La phase deux entrée en vigueur prévoit :
- Reconstruction : relogement, réparation des infrastructures et réhabilitation des services publics.
- Désarmement du Hamas : opérations et mécanismes pour réduire la capacité militaire du groupe.
- Retrait progressif des troupes : calendrier et garanties pour le retrait israélien.
- Déploiement de la force internationale : force de stabilisation sous commandement international pour sécuriser les zones.
Ces mesures visent à créer les conditions d’une transition sécurisée vers la gouvernance locale et la reprise économique.
Enjeux, défis et perspectives
Les enjeux sont multiples : légitimité locale du comité apolitique, coordination entre bailleurs publics et privés, sécurité pendant la reconstruction, et acceptation régionale du plan. Exemples concrets de défis :
- Assurer la sécurité des chantiers face aux risques résiduels de violences.
- Garantir la transparence des flux financiers pour éviter la corruption.
- Obtenir l’adhésion des acteurs palestiniens et des pays voisins pour la stabilité politique.
Si ces obstacles sont franchis, le plan pourrait permettre une relance rapide des infrastructures et de l’économie locale; sinon, les difficultés sécuritaires et politiques risquent de freiner durablement la reconstruction.
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