Tunisie : l’UGTT en congrès pour élire son nouveau leader

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Un congrès décisif à Monastir

Le congrès électif de la UGTT s’ouvre à Monastir du 25 au 27 mars 2026, dans un climat marqué par des tensions internes et une forte attente nationale ; 92 candidats briguent le poste de secrétaire général, actuel détenu par Nourredine Taboubi, qui a marqué les esprits en annonçant sa démission en décembre avant de revenir sur sa décision en janvier pour organiser la passation de pouvoir. Exemples précis : des sections régionales ont publicisé leur intention de boycotter, tandis que d’autres fédérations locales appellent au vote massif pour renouveler la direction. Points clés :

  • Dates et lieu : 25–27 mars 2026, Monastir.
  • Candidatures : 92 prétendants, record d’affluence pour un scrutin interne.
  • Chef de file : retour médiatisé de Nourredine Taboubi dans le calendrier du congrès.

Les fractures internes et la bataille du leadership

Le congrès cristallise des désaccords profonds entre tendances modérées et courants plus critiques, avec des exemples concrets de départs et de boycotts locaux qui affaiblissent l’unité ; certains militants réclament une refonte statutaire pour limiter les mandats, d’autres défendent la continuité. Points saillants :

  • Boycotts régionaux : sections du Sahel et de l’intérieur ont menacé de ne pas participer.
  • Réformes statutaires : débats sur la limitation des mandats et la transparence financière.
  • Exemples : propositions de comités de contrôle indépendants et d’élections électroniques.

Le rôle politique de la Centrale en jeu

Au-delà de la sphère syndicale, la UGTT pèse historiquement sur la vie politique tunisienne — elle a joué un rôle de médiation après la révolution et lors du dialogue national de 2013 — et le renouvellement de sa direction influencera ses capacités d’intervention, de négociation et de mobilisation. Exemples d’implications : positionnement face aux réformes économiques, coordination avec d’autres acteurs sociaux, capacité à organiser des grèves générales. Enjeux principaux :

  • Légitimité : retrouver une voix unifiée pour peser sur les réformes.
  • Capacité de médiation : rester interlocuteur crédible entre État et société civile.
  • Mobilisation : renforcer l’aptitude à organiser actions et négociations nationales.

Pressions financières et stratégie d’adhésion

La décision gouvernementale de suspendre les prélèvements automatiques de cotisations des agents publics a fragilisé les ressources de la Centrale et obligé l’UGTT à lancer une campagne en ligne pour des adhésions directes, dont les résultats restent à préciser ; exemple d’impact : réduction des budgets de services sociaux aux adhérents et contraintes sur l’organisation des structures locales. Réponses pratiques envisagées :

  • Campagne numérique : inscription directe via plateformes en ligne.
  • Réduction des dépenses : priorisation des services essentiels aux affiliés.
  • Recherche de financements : partenariats nationaux et appels aux dons de base militante.

Parité et renouvellement des élites syndicales

La question de la parité est soulevée avec force : l’Association tunisienne des femmes démocrates appelle à une direction plus inclusive, pointant le manque de femmes dans les postes décisionnels ; exemples concrets de mesures proposées : quota de sièges féminins au bureau exécutif, formation ciblée de cadre féminins, listes électorales mixtes. Priorités proposées :

  • Quotas : obligation d’un pourcentage minimum de femmes dans les instances dirigeantes.
  • Capacitation : programmes de formation et mentoring pour dirigeantes syndicales.
  • Visibilité : campagnes médiatiques pour promouvoir candidatures féminines.

Scénarios et enjeux pour l’avenir de l’UGTT

Selon l’issue du congrès, la Centrale pourrait soit retrouver une cohésion renforcée et renouer le dialogue social, soit s’enfoncer dans la division, avec des conséquences sur sa capacité d’action ; exemples de scénarios plausibles : adoption d’une direction réformiste favorisant transparence et inclusion, ou renforcement des rivalités provoquant scissions régionales. Actions recommandées pour stabiliser la situation :

  • Dialogue interne : mécanismes de conciliation entre tendances.
  • Réformes institutionnelles : audits, renouvellement des pratiques financières et calendriers électoraux clairs.
  • Ouverture : alliances avec la société civile pour restaurer la confiance publique.

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