Pourquoi ce test de zoom 100x attire autant l’attention
Les smartphones haut de gamme ne se différencient plus seulement par la puissance ou l’autonomie, mais aussi par la qualité de leur zoom très longue portée. Ici, trois modèles se retrouvent face à face : le Samsung Galaxy S26 Ultra, le Google Pixel 10 Pro et le Motorola Razr Fold. L’objectif est simple, mais exigeant : voir lequel parvient à produire la photo la plus exploitable à 100x, une distance où les limites optiques, le traitement logiciel et l’intelligence artificielle sont mis à rude épreuve.
Des tests réalisés dans des conditions concrètes
Le premier constat vient d’une situation très parlante : un sujet lointain photographié lors d’un déplacement, puis comparé entre plusieurs appareils. Le Samsung, pourtant pionnier dans ce domaine, montre un rendu flou et granuleux, tandis que le Motorola offre une image plus nette à l’écran. Cette différence illustre un point essentiel : à très fort grossissement, la qualité finale dépend autant du capteur que du traitement logiciel. Un zoom de 100x ne se juge pas seulement sur la promesse marketing, mais sur sa capacité à conserver des détails lisibles, comme une rambarde, une silhouette ou une surface texturée.
- Samsung Galaxy S26 Ultra : bonne réputation historique, mais résultats inégaux dans ce test.
- Pixel 10 Pro : traitement logiciel plus cohérent et rendu souvent plus propre.
- Motorola Razr Fold : surprend par une netteté visuelle convaincante, malgré son format pliable.
Le parc d’attractions comme terrain d’essai
Pour vérifier si la première impression se confirmait, le test a été poursuivi dans un parc d’attractions, avec des sujets placés à plusieurs dizaines de mètres. Le choix de scènes variées est important : enseignes, structures métalliques, figurines, horloges et objets décoratifs ne réagissent pas tous de la même manière à l’algorithme de zoom. Le Pixel 10 Pro affiche une animation de traitement à l’ouverture de la photo, signal clair que l’image continue d’être améliorée après la prise. Le Motorola, lui, corrige l’image avec plus de discrétion. Le Samsung, en revanche, semble moins transparent sur ce qu’il applique, ce qui peut donner une impression de résultat figé et parfois moins abouti.
Un exemple frappant concerne une statue observée à environ 250 pieds, soit près de 76 mètres. En version standard, l’objet reste identifiable, mais c’est surtout en zoom extrême que les écarts apparaissent : le Pixel lisse les défauts sans trop dénaturer le sujet, le Razr Fold interprète certaines reflets comme des textures, et le Samsung conserve un aspect plus dur, moins harmonieux. Dans ce type de scène, le meilleur cliché n’est pas forcément le plus détaillé à l’extrême, mais celui qui reste le plus lisible et le plus stable visuellement.
Pourquoi les visages, les horloges et les objets familiers changent tout
Les sujets reconnaissables, comme une horloge ou des éléments facilement identifiables, favorisent les systèmes de reconstruction d’image. Plus une scène ressemble à des milliers d’exemples déjà vus par les modèles d’IA, plus le téléphone peut reconstituer des contours plausibles. C’est pour cela que le Pixel s’en sort souvent mieux : son rendu paraît plus propre, plus équilibré, et moins “cassé” que celui du Samsung. Le Motorola n’est pas loin derrière, et dans certaines prises, il dépasse même son concurrent grâce à un meilleur compromis entre texture et clarté.
- Les sujets familiers sont plus faciles à reconstruire par l’IA.
- Les textures simples révèlent mieux les différences de traitement.
- Les scènes avec reflets ou contrastes forts mettent en évidence les limites de chaque marque.
Le test nocturne et la question de la Lune
La prise de vue de nuit a ajouté un autre niveau de difficulté. Photographier la Lune reste un cas emblématique du zoom super-résolution, car l’objet est lumineux, très éloigné et riche en contrastes. Dans cet exercice, le Pixel 10 Pro a montré davantage de difficulté à stabiliser l’image, avec un viseur hésitant et des prises parfois surexposées. Le Motorola Razr Fold et le Samsung Galaxy S26 Ultra ont obtenu des résultats proches, avec un léger avantage visuel pour le Razr en matière de netteté perçue. Cela démontre que le meilleur zoom n’est pas toujours celui qui affiche le plus de détails bruts, mais celui qui gère le mieux l’exposition, le bruit et le mouvement.
Un autre enseignement ressort nettement : le Pixel semble mieux expliciter son travail logiciel, grâce à une interface qui indique le post-traitement en cours. Le Motorola améliore discrètement ses clichés après coup, tandis que Samsung paraît parfois moins actif sur ce terrain, alors même que l’IA est largement utilisée dans d’autres fonctions du téléphone. Ce contraste alimente un constat intéressant : la performance en photo dépend autant de l’algorithme que de l’expérience utilisateur qui l’accompagne.
Ce que révèlent vraiment ces écarts techniques
À travers ces comparaisons, une tendance se dessine : le Pixel 10 Pro prend souvent l’avantage en cohérence globale, le Motorola Razr Fold impressionne par son niveau inattendu pour un pliable, et le Samsung Galaxy S26 Ultra accuse un léger retard sur le zoom très longue portée. Cela ne signifie pas que Samsung est faible en photographie, loin de là. Mais face à des concurrents plus homogènes dans le traitement IA, l’écart devient visible lorsque la scène est très complexe. Le verdict dépend donc du sujet : un objet simple, une lumière difficile ou un panorama lointain ne sollicitent pas la même partie du moteur photo.
- Pixel 10 Pro : meilleur équilibre entre netteté, lissage et fidélité visuelle.
- Motorola Razr Fold : très bonne surprise, surtout compte tenu du format pliable.
- Galaxy S26 Ultra : performant, mais moins convaincant dans ce comparatif précis.
Ce qu’il faut retenir pour choisir son smartphone photo
Pour un acheteur, la leçon est claire : il ne suffit pas de regarder le chiffre du 100x pour juger un smartphone. Il faut aussi observer la manière dont le téléphone traite le détail, corrige le bruit, reconnaît la scène et préserve la cohérence de l’image. Dans ce comparatif, le Pixel semble le plus complet, le Motorola le plus étonnant, et le Samsung celui qui doit encore s’ajuster pour rester au sommet de la catégorie. Les utilisateurs qui photographient souvent des monuments, des scènes de concerts, des paysages lointains ou des objets à distance trouveront dans ce type de test un indicateur bien plus utile qu’une simple fiche technique.
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