
Gaza : une catastrophe qui perdure malgré les projecteurs
Alors que la nouvelle offensive contre l’Iran attire l’attention internationale, la situation dans la bande de Gaza reste une catastrophe silencieuse et prolongée : des manifestations à Tel-Aviv (place Habima, le 21 mars) ont rappelé que « le génocide à Gaza continue », et sur le terrain la violence n’a pas cessé depuis octobre 2023. Exemples précis : des rassemblements publics dénonçant la double actualité (guerre Iran / crise à Gaza) et des témoignages d’habitants confrontés à des bombardements intermittents. Points clés :
- Durée : violences continues depuis le 8 octobre 2023 selon plusieurs analyses.
- Visibilité : couverture médiatique fluctuante, focalisée désormais sur de nouveaux fronts.
- Perception : population civile épuisée et appels internationaux à agir.
Un cessez‑le‑feu trompeur et régulièrement violé
Les accords de cessez‑le‑feu ont souvent été contournés : l’armée israélienne a mené, selon le récit rapporté, des centaines d’incursions et frappes depuis la date évoquée, entraînant des centaines de morts supplémentaires. Exemples précis : frappes par drone le 22 mars à Nuseirat (au moins trois tués, huit blessés) et une frappe près du pont Cheikh Radwan ayant causé un mort selon les sources médicales locales ; déclarations militaires accusant des préparations d’attentats. Points clés :
- Violations fréquentes : bombardements, incursions, pertes civiles.
- Effet : sentiment d’insécurité permanent pour la population de Gaza.
- Conséquence : impossibilité pour de nombreux civils de retrouver une vie normale.
ONG étranglées : enjeux juridiques et risques pour l’aide
La capacité des organisations humanitaires à opérer est gravement entravée : une trentaine d’ONG (parmi lesquelles des noms cités dans les médias) n’ont pas obtenu de permis pour travailler, et des procédures légales se sont soldées par une prolongation de formalités. Exemple précis : dix‑neuf ONG ont saisi la Cour suprême ; le 24 mars les juges ont proposé un délai supplémentaire conditionnel, mettant les ONG face à un choix périlleux. Points clés :
- Permis et enregistrements exigés, source d’entraves administratives.
- Risque : exposer le personnel à des représailles et violer le principe de neutralité.
- Impact : réduction dramatique de l’aide disponible pour les civils.
Des civils pris au piège : santé, alimentation et évacuations bloquées
La situation humanitaire est critique : fin février 2026, plus de deux millions de Palestiniens avaient besoin d’aide, des dizaines de milliers vivent sous bâches ou tentes, et les infrastructures de santé sont largement dégradées. Exemples précis : réouverture partielle du point de passage de Rafah le 19 mars pour évacuations médicales seulement, file d’attente d’environ 18 500 patients (dont 4 000 enfants) en attente d’évacuation, et seulement ~40% des établissements de santé opérationnels. Points clés :
- Santé : hôpitaux partiellement fonctionnels, manque de matériel.
- Nourriture : insécurité alimentaire pour 1,5 million de personnes, risque élevé de malnutrition infantile.
- Évacuation : passages très limités, priorités médicales strictes.
Contrôle et autorité : le rôle renforcé du Hamas
Dans le vide institutionnel créé par la violence et les retraits militaires, le Hamas consolide sa présence administrative et sécuritaire à Gaza, assurant des fonctions quotidiennes que d’autres autorités n’exercent pas. Exemple précis : redéploiement d’unités administratives et sécuritaires du Hamas dès que l’armée s’est retirée d’une zone, contrôle des marchés et des routes dans la partie ouest de l’enclave. Points clés :
- Implantation : présence organisée dans la vie civile et les institutions locales.
- Contrôle : capacité à exercer une souveraineté de fait sur certains territoires.
- Implication : démilitarisation du Hamas posée comme condition pour la reconstruction dans certains plans politiques.
Plans de paix en débat et perspectives inquiétantes
Les initiatives diplomatiques (plan dit « Trump », propositions arabes) se heurtent à la réalité du terrain : mise en avant d’une démilitarisation, reconstruction soumise à conditions, et projets d’une force internationale contestée. Exemples précis : annonce d’une « deuxième phase » du plan Trump prévoyant démilitarisation et technocrates au pouvoir, rejet par des acteurs locaux d’une force étrangère perçue comme occupation, et alertes internationales (rapports sur violations des droits humains et risques d’extension du mépris du droit international). Points clés :
- Choix : reconstruction conditionnée à des changements politiques et sécuritaires lourds.
- Tensions : désaccords entre acteurs internationaux, régionaux et locaux sur la souveraineté palestinienne.
- Scénarios : de la reconstruction encadrée à la poursuite d’une logique coloniale, avec des conséquences humanitaires majeures.
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