Barbra Streisand dénonce l’« ego sans limite » de Trump au Kennedy Center

Date:

Barbra Streisand dénonce une dérive autour du Kennedy Center

Barbra Streisand a vivement réagi aux décisions et aux gestes de Donald Trump concernant le Kennedy Center à Washington. L’artiste, figure majeure de la culture américaine et lauréate d’un EGOT, estime que l’institution, pensée comme un hommage vivant à l’héritage de John F. Kennedy, est aujourd’hui prise dans une bataille symbolique qui dépasse largement la simple question d’un bâtiment. Son message, publié sur son site officiel, mêle indignation, mémoire historique et défense du rôle des arts dans la démocratie.

Un symbole culturel au cœur d’un affrontement politique

Le centre culturel est devenu un point de tension après plusieurs tentatives visant à y associer le nom de Donald Trump, une initiative contestée par des artistes et par une partie du public. Streisand rappelle que le Kennedy Center for the Performing Arts n’a pas été conçu comme un support de communication politique, mais comme un lieu consacré à la création, à la scène et à la transmission d’un idéal culturel. Selon elle, l’institution devrait rester un espace ouvert où les artistes peuvent inspirer, provoquer et rassembler les Américains autour de l’art.

  • Nom d’origine : hommage à John F. Kennedy après son assassinat.
  • Mission : célébrer la création artistique et la liberté culturelle.
  • Enjeu actuel : préserver l’identité du lieu face à des pressions politiques.

La colère de Streisand face à l’appropriation du lieu

Dans sa déclaration, Barbra Streisand revient sur la tentative d’ajouter le nom de Trump à l’entrée du bâtiment. Elle souligne que cette démarche a suscité une forte opposition et qu’un juge fédéral a ensuite estimé qu’un tel changement ne pouvait être effectué sans l’accord du Congrès. Pour l’artiste, la suite des événements illustre une logique d’affrontement personnel autour d’un ego plutôt que d’un intérêt public. Elle évoque aussi le tarp installé sur la façade après le retrait du nom, un geste qu’elle présente comme un symbole de la crispation actuelle.

Ce que disent les décisions de justice

Le dossier ne se limite pas à une polémique médiatique : il est aussi suivi par la justice. Un juge de Washington a demandé au Kennedy Center de prévenir au moins 30 jours à l’avance avant toute modification majeure de son plan de rénovation ou de construction, y compris toute éventuelle démolition du bâtiment principal. Cette décision intervient dans un contexte où des annonces de fermeture temporaire pour travaux ont nourri les soupçons et les critiques, notamment après des déclarations présidentielles laissant entendre que le bâtiment pourrait être profondément transformé.

  • Préavis obligatoire avant tout changement majeur.
  • Surveillance judiciaire renforcée des travaux annoncés.
  • Débat public sur la nature réelle de la rénovation.

Le Kennedy Center, entre mémoire de JFK et mission démocratique

Streisand insiste sur l’histoire du lieu : en 1964, le Congrès a désigné le National Cultural Center comme un mémorial vivant dédié à John F. Kennedy. Ce choix traduisait l’idée que la culture n’est pas un luxe, mais une composante essentielle d’une société libre. L’artiste rappelle que Kennedy défendait les arts comme preuve de la vitalité d’une démocratie. Dans cette perspective, le Kennedy Center doit rester un espace où l’achèvement artistique et l’expression libre sont protégés.

Une voix d’artiste pour alerter les électeurs

Au-delà du conflit institutionnel, Streisand relie cette affaire à un enjeu civique plus large : la participation des citoyens. Son message se termine par un appel implicite à la vigilance politique, notamment à l’approche des élections de mi-mandat. Pour elle, la défense des institutions culturelles passe aussi par l’exercice du vote et par la capacité des électeurs à protéger les lieux qui incarnent une certaine idée de l’Amérique. Son intervention s’inscrit ainsi dans un débat où se croisent culture, pouvoir, justice et mémoire nationale.

  • Mobilisation citoyenne face aux décisions politiques.
  • Protection des institutions culturelles comme enjeu démocratique.
  • Héritage de JFK présenté comme incompatible avec une logique de personnalisation.

En savoir plus sur L'ABESTIT

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Share post:

Popular

More like this
Related

Sciences et médecine : lépidoptères, crises, préhistoire et tardigrades

Le service Sciences & médecine du « Monde » propose régulièrement aux lecteurs de La Matinale une sélection de ses ouvrages préférés. Au programme cette fois-ci, une plongée dans la tête des lépidoptères, des découvertes en situation de crise ou encore de la préhistoire et des tardigrades....

Une femme et un enfant tués dans un bombardement israélien

Parmi les victimes figurent « une femme et un enfant », tués « lorsque des avions israéliens ont bombardé un immeuble résidentiel » situé dans la ville de Gaza, ont déclaré les services de secours....

Une ex-magistrate dénonce des pressions liées à la Nobel de la paix

Barbara Cesar Siero, ancienne magistrate du Tribunal suprême de justice, soutient que plusieurs de ses proches ont été arrêtés pour la forcer à signer un document déclarant la Prix Nobel de la paix 2025 inéligible, avant la présidentielle de 2024....

Jeunes commerçants redonnent vie au centre-ville de Saint-Pons

De plus en plus de jeunes s'installent à Saint-Pons-de-Thomières et reprennent des commerces sur le point de fermer. La mairie, qui a entamé de gros travaux de modernisation du centre-ville, ne cache pas sa satisfaction. La commune est plutôt bien dotée : 35 commerces pour 1.700 habitants....