Jared Kushner presse Netanyahu d’accepter un plan de paix pour Gaza

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Une mission diplomatique sous haute tension

À Jérusalem, Jared Kushner, émissaire américain pour le Proche-Orient et gendre de Donald Trump, a tenté de faire avancer un dossier bloqué depuis des mois : le plan de paix pour Gaza. Après une rencontre rare avec un responsable du Hamas au Caire, il a cherché à convaincre Benyamin Netanyahu d’accepter une nouvelle séquence politique et sécuritaire, centrée sur le retrait progressif de l’armée israélienne en échange du désarmement du mouvement palestinien.

Un plan de paix pensé en deux étapes

Le projet défendu par Washington repose sur une logique simple mais difficile à appliquer : cessez-le-feu durable, retrait militaire israélien, puis reconstruction de Gaza. Cette deuxième phase, annoncée par Donald Trump dès janvier, devait s’appuyer sur l’accord conclu à l’automne précédent. En pratique, elle reste au point mort, car chaque camp estime que l’autre n’a pas rempli ses engagements.

  • Étape 1 : stabiliser le cessez-le-feu.
  • Étape 2 : désarmer le Hamas.
  • Étape 3 : retirer progressivement les forces israéliennes.
  • Étape 4 : lancer la reconstruction de l’enclave.

Netanyahu face à une équation politique délicate

Lors d’un entretien de plusieurs heures, Jared Kushner aurait demandé au Premier ministre israélien de ne pas créer d’obstacles au processus, selon CNN. Mais Benyamin Netanyahu avance avec prudence : à l’approche des législatives prévues en octobre, il doit ménager une coalition fragilisée et un électorat sensible aux demandes de la droite religieuse et de l’extrême droite. Dans ce contexte, céder trop vite sur Gaza pourrait être perçu comme un signe de faiblesse.

  • Pression intérieure : des sondages défavorables au Likoud.
  • Pression de coalition : des alliés attachés à une ligne dure.
  • Pression sécuritaire : la crainte d’un Hamas toujours armé.

Le désarmement, pierre angulaire du blocage

Le principal point de rupture reste le désarmement du Hamas. Israël refuse tout retrait militaire tant que ce préalable n’est pas garanti. D’après une source citée par l’AFP, Netanyahu aurait même demandé que cette opération soit supervisée par un général américain, signe de la méfiance réciproque entre les parties. De son côté, Washington rejette l’idée d’armes conservées à l’intérieur de Gaza et exige qu’elles quittent l’enclave.

  • Position israélienne : pas de retrait sans désarmement complet.
  • Position américaine : désarmement hors de Gaza.
  • Position du Hamas : accepter le principe, mais avec des modalités contestées.

Une diplomatie active, mais sans garantie de résultat

Selon l’analyste Hasni Abidi, la reprise des contacts diplomatiques ne suffit pas à débloquer la situation. Il souligne que Netanyahu reste tributaire de ses soutiens politiques et que son gouvernement n’a aucun intérêt immédiat à faire des concessions. Autrement dit, même si les États-Unis multiplient les consultations, l’équilibre interne israélien peut continuer à freiner toute avancée concrète.

Un exemple parlant : pendant que les négociations s’enchaînent, les combats et les destructions à Gaza entretiennent un climat de défiance, rendant chaque compromis plus difficile à vendre aux opinions publiques.

Ce que la suite du dossier pourrait changer

La suite dépendra de la capacité des médiateurs à transformer les principes en engagements vérifiables. Si un accord se dessine, il pourrait ouvrir la voie à un retrait graduel, à une amélioration de l’accès humanitaire et à une relance de la reconstruction. Mais si les lignes rouges restent inchangées, l’enclave risque de demeurer prisonnière d’un statu quo lourd pour les civils comme pour la diplomatie régionale.

  • Scénario favorable : désarmement encadré et retrait coordonné.
  • Scénario intermédiaire : nouvelles négociations sans application immédiate.
  • Scénario de blocage : poursuite de l’impasse et maintien des tensions.

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