Disparition et dernières circonstances
L’actrice Judy Pace est décédée à l’âge de 83 ans, retrouvée endormie lors d’une visite à des proches à Marina del Rey. Sa carrière, saluée pour ses personnages résolus et nuancés, laisse un héritage visible à la fois à la télévision et au cinéma américains.
- Âge : 83 ans.
- Lieu : Marina del Rey (en visite familiale).
- Contexte : figure reconnue des années 1960–1970, active aussi comme modèle et militante.
Une trajectoire télévisuelle audacieuse
Judy Pace s’est imposée à la télévision en incarnant des femmes complexes : notamment Vickie Fletcher dans la dernière saison (1968–69) de Peyton Place (15 épisodes) et l’avocate Pat Walters dans The Young Lawyers (1970–71), rôle pour lequel elle a été distinguée par un NAACP Image Award. Sa présence à l’écran a contribué à diversifier les représentations à une époque où les rôles pour les actrices noires étaient rares.
- Rôles marquants à la télévision : Batman, Bewitched, I Spy, Run for Your Life.
- Autres apparitions : séries populaires des années 60–70, illustrant sa polyvalence.
Rôles cinématographiques marquants et exemples précis
Au cinéma, Judy Pace a alterné comédie, drame et films d’exploitation avec des personnages souvent mémorables : elle était l’artiste dans Three in the Attic (1968), la pétulante Iris Brown dans le succès Cotton Comes to Harlem (1970) et Linda Sayers dans le téléfilm historique Brian’s Song (1971). Elle a aussi joué dans Frogs (1972) et The Slams (1973), montrant une gamme d’expressions allant de l’humour au suspense.
- Three in the Attic (1968) — rôle d’artiste, illustrant son charisme à l’écran.
- Cotton Comes to Harlem (1970) — performance marquante en compagne du révérend, scène d’impact social et dramatique.
- Brian’s Song (1971) — téléfilm vu par des dizaines de millions de téléspectateurs, rôle notable aux côtés de Billy Dee Williams et James Caan.
Modèle, représentante et pionnière de l’image
Née le 15 juin 1942, fille de parents venus du Mississippi, Judy Pace a débuté comme mannequin : formée par sa sœur, elle participa au défilé national Ebony Fashion Fair (1961–62) et devint la première ambassadrice TV et presse de Fashion Fair Cosmetics, ouvrant la voie à une représentation plus large des femmes noires dans la mode et la publicité.
- Origines : Los Angeles, famille originaire du Mississippi.
- Mannequinat : Ebony Fashion Fair (1961–62).
- Impact : rôle clé dans la visibilité des beautés noires en publicité.
Engagements, initiatives et reconnaissance
Au-delà de la scène et de l’écran, Judy Pace s’est impliquée pour la communauté : elle a cofondé en 1971 la Kwanza Foundation avec Nichelle Nichols pour soutenir les femmes noires du cinéma et financer des bourses pour étudiants issus des minorités. Sa carrière a été reconnue par des prix et son action a eu un effet concret sur la formation et la promotion d’artistes noirs.
- Kwanza Foundation (1971) — soutien professionnel et boursier pour les talents noirs.
- Distinctions : NAACP Image Award pour son travail télévisuel.
- Héritage militant : défense de figures comme Curt Flood et promotion de l’équité.
Vie personnelle, héritage familial et mémoire
Sur le plan personnel, Judy Pace a été mariée à l’acteur Don Mitchell (1972–1984) puis au joueur de baseball Curt Flood (1986–1997). Elle avait deux filles, dont l’actrice Julia Pace Mitchell (connue pour le rôle de Sofia Dupre dans The Young and the Restless), et plusieurs descendants qui perpétuent sa mémoire. Elle a aussi soutenu la reconnaissance de Curt Flood au Hall of Fame et il est recommandé, en son souvenir, de faire des dons à des organismes comme le NAACP.
- Enfants : Julia Pace Mitchell, Shawn Pace Mitchell.
- Alliances : mariages avec Don Mitchell et Curt Flood.
- Hommages : donations suggérées au NAACP et souvenirs d’une carrière engagée.
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