Arrestation d’employés de l’ONU au Yémen
Le 31 août, l’Organisation des Nations unies (ONU) a rapporté l’arrestation d’au moins onze de ses employés par les rebelles houthistes à Sanaa et Hodeïda, deux villes sous leur contrôle. Cette annonce met en lumière une situation inquiétante qui affecte non seulement les employés de l’ONU, mais aussi la qualité de l’aide humanitaire au Yémen.
Condamnation des détentions arbitraires
Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a exprimé sa profonde préoccupation face à ces détentions. Dans un communiqué, il a condamné ces actes en les qualifiant de « détentions arbitraires » et a appelé à leur « libération immédiate et inconditionnelle », tout en réservant un message similaire pour tous les employés d’ONG et de missions diplomatiques encore retenus. Cette déclaration souligne l’urgence de la situation humanitaire au Yémen.
Les circonstances des arrestations
L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, a également condamné cette nouvelle vague d’arrestations. Il a informé que ces actes s’accompagnent d’autres infractions, telles que l’entrée par effraction dans les locaux des Nations unies et la saisie de biens. Plus tôt, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait déjà signalé l’arrestation d’un de ses employés, ce qui semble indiquer une intensification des actions hostiles à l’égard des travailleurs humanitaires.
Impact sur le personnel humanitaire
Le PAM a fait état d’une recherche active d’informations auprès des autorités houthistes, notamment après que sept employés de leur organisation, ainsi que trois employés de l’UNICEF, aient été arrêtés. Le PAM a rappelé que la détention arbitraire du personnel humanitaire est inacceptable, car elle met en péril la sécurité et la sûreté nécessaires pour mener à bien leur mission humanitaire.
Une tendance alarmante
Cette situation n’est pas nouvelle. En janvier dernier, l’ONU avait déjà signalé l’arrestation de huit de ses salariés, tandis que les houthistes détiennent actuellement plusieurs employés d’organisations humanitaires depuis 2024. Le secrétaire général de l’ONU avait précédemment exigé leur « libération immédiate », soulignant la tragédie de la mort d’un employé du PAM en détention cette année.
Accusations et justifications des houthistes
Les rebelles houthistes ont justifié leurs actions en allégant l’existence d’un « réseau d’espionnage américano-israélien » opérant sous le couvert d’ONG humanitaires, ce que l’ONU a fermement démenti. En parallèle, les autorités yéménites ont également signalé des arrestations massives de personnes soupçonnées de collaboration avec Israël, illustrant une escalade des tensions dans la région.





